Bali – Lombok : les îles Gili

Les îles Gili (Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air) sont situées entre Bali et Lombok dans le vaste archipel indonésien. Dans la langue Sasak, « Gili » signifie « petite île ». Il existe environ trente « gilis » autour de l’île de Lombok. Accessibles par bateaux rapides en moins de deux heures, vous pouvez aussi vous rendre à Lombok avec votre scooter via le Ferry, mais la traversée durera 5 heures ! De Lombok, rejoindre les îles Gili est tout à fait possible avec une des nombreuses navettes qui font la liaison entre les îles.

Le climat dans les îles Gili est tropical, avec une température moyenne de l’air de 28 ° C et une température de l’eau allant de 26 ° C à 29 ° C tout au long de l’année ! Autant dire qu’il y fait bon vivre. La saison des pluies commence en Novembre et finit en Avril, la saison sèche dure de Mai à Octobre.

Malgré le climat tropical, en raison de sa proximité de l’équateur, les îles Gili sont relativement arides par rapport à d’autres îles de l’archipel indonésien. En effet, la présence de deux volcans voisins, le Mont Rinjani à Lombok et le Mont Agung à Bali, génère un micro-climat propice à la sécheresse.

Mariage musulman

La population de ces îles est majoritairement musulmane. La langue officielle est l’indonésien, mais les locaux parlent entre eux un autre dialecte : le Sasak.

Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air

Cheval sidomo Lombok
Sur les îles, le cheval est le meilleur moyen de locomotion !

Gili Trawangan est l’île la plus touristique. Si vous souhaitez faire la fête et vous coucher aux aurores c’est ici qu’il faut vous rendre. Mais je ne saurai que trop vous conseiller de découvrir Gili Air et Gili Meno qui méritent vraiment le détour. Sur chacune des îles, pas de véhicules motorisés ! Seul les vélos et sidomo (voiture à cheval) sont autorisés à circuler.

Gili Meno est l’île des lunes de miel (bulan madu en Indonésien), de grandes plages de sable blanc sous les cocotiers et une mer bleue lagon rien que pour vous. C’est l’île la plus calme des trois, la plus reposante et aussi la plus sauvage. On en fait le tour en une heure et si vous êtes chanceux, peut-être apercevrez-vous les insaisissables varans près du lac salé ?

Vendeuse d'ananas
Un p’tit creux ? Ananas préparé et dégusté sur la plage de Gili Meno.

Gili Air est un mélange des soirées festives de Gili Trawangan et des plages sauvages de Meno, un bon compromis si vous recherchez le calme avec la possibilité de prendre un verre ou d’écouter de la musique quand vient le soir. Personnellement, c’est Gili Air que je préfère et le coucher de soleil depuis Sunset Boulevard est à couper le souffle 😉

Sur chacune des îles vous trouverez des hébergements et de quoi vous restaurer. Gili Trawangan étant la plus fréquentée, c’est aussi la plus chère des trois. N’étant pas resté plus d’une nuit sur Gili Meno je ne saurai vous conseiller en terme d’hébergement mais pour ce qui est de Gili Air, le Bintang (l’Étoile) est un très bon établissement, gérée par une troupe de talentueuses cuisinières balinaises avenantes et souriantes ! L’accueil est très chaleureux, l’ambiance conviviale et familiale. Le restaurant à les pieds dans l’eau, les chambres sont spacieuses et les prix modestes.

Comment se rendre à Gili Air depuis Bali ?

Il existe plusieurs ports pour venir à Gili Air depuis Bali : Benoa, Sanur, Padang Bai et Amed. Vous trouverez plusieurs compagnies de transport qui organisent ces voyages, comme par exemple Marina Skrikandi, Wahana, Sea cruises marlin et beaucoup d’autres.

Pour vous rendre aux îles Gili, deux options s’offrent à vous : en hors-bord ou en ferry qui reste l’option la moins chère. Achetez votre billet sur place la veille de votre départ à une agence dans les rues de Bali. Le tarif varie en fonction de la saison. Généralement, on vous proposera un billet Aller (à partir de 200 000 roupies) mais pas de billet Retour. C’est un peu le piège à touristes, car le retour acheté depuis les îles coûte en moyenne 375 000 Roupies ! Je ne saurais que trop vous conseiller de prendre votre billet Retour avant de partir, sachant que ceux-ci n’ont pas forcément de date limite de validité.

Si vous avez choisi la traversée par bateaux rapides, accrochez-vous ! Les hors-bords sont lancés à pleine vitesse, face au vent et quelque soit l’état de la mer. Sensations fortes garanties. Habituellement, le retour est bien plus calme que l’aller où musique américaine et bière à volonté agrémentent — plus ou moins selon les goûts de chacun — la traversée. Pendant le voyage, ouvrez les yeux car il n’est pas rare d’apercevoir des dauphins !

Déchargement des marchandises à Gili

Lorsque vous êtes sur place et pour passer d’une île à l’autre, les navettes locales font la traversée pour 50 000 roupies, reliant Gili Trawangan, Air et Meno de 8 heure du matin jusqu’à 16 heures le soir. Si vous avez de la chance ou que vous vous sentez aventureux, demandez aux locaux de Trawangan de vous emmener le soir sur un « boat people » en partance pour Lombok. Une aventure épique qui vous permettra d’accoster les pieds dans l’eau sur Gili Air !

Protection du récif corallien

Peu de gens le savent, mais les trois îles Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air sont en fait situées dans un parc aquatique protégé appelé « Gili Matra Marine Natural Recreation Park. »

À l’origine de la création de ce parc protégé, la volonté de militants locaux et d’associations, appuyés par le décret du Ministère de la Nature et des Forêts ainsi que par le gouverneur de la province Ouest de Nusa Tenggara, pour lutter contre la destruction du récif corallien et la pêche intensive, laquelle utilise encore le dynamitage et l’empoisonnement au cyanure.

Le « Gili Matra Marine Natural Recreation Park » a été créée en Février 1993 et s’étend sur une superficie totale d’environ 3000 hectares : 150 hectares à Gili Meno, 175 hectares à Gili Air, 340 hectares à Gili Trawangan et plus ou moins 2 300 hectares d’espace maritime protégé.

À la rencontre des tortues

Si le paradis existe sur Terre, on pourrait dire qu’il ressemble aux îles Gili. Une mer bleu turquoise, un récif corallien riche d’une grande diversité et… des tortues !

Petite plongée dans les profondeurs avec l’équipe d’IQ Divers, spécialistes de la plongée aux îles Gili depuis 1998. Spéciale dédicace à Olivier et Momo pour leur accueil et tous leurs conseils !

Les objectifs de gestion du parc maritime :

La gestion de Gili Matra est basée sur la Loi 5 de 1990 concernant la conservation des ressources biologiques, aquatiques et de leurs écosystèmes. Par conséquent, l’objectif de ce parc est de protéger la nature et les nombreux écosystèmes présent aux îles Gili, mais aussi d’utiliser de façon durable les ressources naturelles (eau, plantes, faune locale, etc). Les ressources doivent être utilisées à des fins de recherche uniquement, pour la science, l’éducation, les loisirs et le tourisme.

Malheureusement, certains pêcheurs continuent d’utiliser l’explosif, y compris dans la zone de conservation du Gili Matra.

Les touristes peu scrupuleux sont aussi responsables de nombreuses destructions du récif corallien, certains n’hésitant pas à approcher les tortues de trop près, à souiller l’environnement de leurs déchets, à arracher des morceaux du corail comme souvenir de leur escapade, voire à tuer certains animaux pour la simple fierté égoïste d’avoir pêché un poisson tropical ! Pourtant, les amendes encourues devraient être dissuasives : de 10 à 25 millions de roupies suivant le délit constaté.

Conclusion

Pour une meilleur gestion du Gili Matra Park, de nouvelles données provenant de divers autres parcs marins sont adoptées et intégrées chaque année au programme actuel des îles Gili. Il est à espérer que l’expérience de gestion de Gili Matra puisse un jour servir à la conservation de nombreuses autres zones marines protégées, en Indonésie ou ailleurs.

coucher du soleil Bali
Le coucher du soleil, un instant rempli de magie à Gili Air.

Les bonnes adresses

Gili bookings
Pour réserver votre bateau vers les îles Gili au départ de Bali
www.gilibookings.com

Marco Inn
Situé à 50 mètres de l’embarcadère, un bel hôtel avec terrasse qui surplombe le port de Padang Bai. Si vous le lui demandez, la tenancière peut vous avoir des places vers les îles Gili à un prix très raisonnable : 400 000 roupies Aller / Retour. Une offre qui ne se refuse pas !
Plus d’info sur TripAdvisor

IQ Divers Gili
Une équipe de plongeurs et d’instructeurs chevronnés et francophones !
La page Facebook d’IQ Divers

The Gilis
Un très beau site sur les îles Gili
www.gilis.asia

Autour d’Amed : respecter et protéger les trésors marins

À Amed, sur la côte Est de Bali, elles, ils ont fait le choix de vivre autrement, de faire leur part et de faire découvrir leur île d’une manière responsable. Une école de plongée qui protège le récif corallien et les animaux spectaculaires qui y vivent, une boutique de produits cosmétiques équitables, des associations de protection de l’environnement, une Fondation pour régénérer les écosystèmes marins, etc. Ils travaillent ensemble, en respectant la faune, la flore et les autochtones.

Limace de Mer à Amed
L’incroyable biodiversité du récif corallien.

Dans cette région très rurale de l’île, des organisations ont décidé de changer les choses et les mentalités. Ici le taux d’illettrisme y est supérieur à la moyenne, Amed est peut-être une région très touristique mais c’est aussi une région très pauvre. Il n’y a pas d’accès à l’eau courante partout (comme à Tukad-item, Seraya) et l’électricité disponible y est très faible. Ce contraste avec les proches hôtels me fait hurler !

Éduquer pour sensibiliser

L’ignorance, le développement non-durable et l’insouciance mettent ce paradis tropical en danger. Depuis son ouverture en 2002, l’Amed Dive Center a adopté une politique de respect de l’environnement et se concentre essentiellement sur le développement durable et la protection de la faune aquatique locale. L’Amed Dive Center forme son personnel et essaie de sensibiliser les gens de la région. Ils militent activement pour le nettoyage des plages et collecte les déchets dans le massif corallien, où qu’ils s’y trouvent.

Plus d’infos sur leur site : Amed Dive Center

Quand l’Art s’invite chez les poissons

The Marine Foundation est un collectif artistique qui réalise des sculptures sous-marines pour régénérer les écosystèmes et les récifs coralliens à travers le monde. Les sculptures sont réalisées en ciment au ph neutre. Elles deviendront de formidables abris pour les poissons et un récif artificiel pour les coraux.

The Mermaid of Jemeluk & Amed, Bali, 2013 :

Recyclage et valorisation des déchets

C’est une des actions de Peduli Alam, qui collecte pas moins de 5 tonnes de déchets par mois et les recycle. Certains sont utilisés pour fabriquer des sacs recyclés, vendus en Europe afin de sensibiliser les consommateurs et pour financer de nouvelles actions à Bali. Forte de ces premiers succès, Peduli Alam prévoit d’étendre son action de manière durable dans d’autres régions de l’Île des Dieux. Pour compléter son projet, elle travaille également sur la protection des fonds sous-marins.

En soutenant ainsi des actions durables, les régions de Tulamben, Karangasem, Kusambi, d’Amed, de Jemeluk ou de Selang à l’Est de Bali contribuent à la sauvegarde de leurs trésors marins. C’est bien sûr à nous, touristes, qu’il revient de soutenir ces actions, de consommer responsable, de respecter l’environnement et la culture Balinaise lorsque nous voyageons dans ce paradis lointain.

D’Amed à Tulamben : « Good Karma » et plongée sous-marine

Le prahu, bateau traditionnel BalinaisQui n’a jamais rêvé de ces plages de sable ou de galets, de ces eaux limpides et turquoises où vivent en harmonie poissons cocher, nemo et raies, dans un récif corallien digne des plus beaux reportages de feu M. Cousteau ? Amed, Jemeluk, Selang, les épaves englouties du Liberty ou de navires Japonais n’attendent plus que vous pour dévoiler le corail magnifique et la faune exceptionnelle qui y vit. Les possibilités de plongée de jour comme de nuit sont nombreuses à Amed, décrit par tous les plongeurs comme étant un des plus beaux endroits au monde pour la photographie sous-marine, et un superbe site pour la plongée avec masque et tuba (snorkeling).

Nous arrivons à Amed par la route de Tulamben en fin de matinée. Déjà le soleil est haut dans le ciel et la chaleur écrasante. Nous posons nos sacs à l’ombre des cocotiers tout en réfléchissant à l’endroit où nous dormirons ce soir. Amed offre une multitude d’hébergements en bord de plage et de warungs où déguster de délicieux poissons ramenés au petit matin par les pêcheurs locaux.

Le Good Karma à Selang beach

Bien que le cadre soit idyllique à Amed, je décide cependant de parcourir la route sinueuse qui épouse les flancs capricieux du volcan en direction de Selang. Je me souviens y avoir fait une halte en 2010, c’était à l’Eka Purnama, une petite guest house charmante face à la mer.

Offrandes aux portes du Good Karma

C’est en poursuivant ma route après Selang que je découvre le Good Karma. Une petite ruelle pavée de gros blocs de basalte descend sur la gauche, entourée d’arbres en fleurs et de palissades en bambous. Une vache aux yeux tendres me regarde passer (véridique !) L’entrée débouche sur une fontaine de pierre où nagent quelques carpes, fleurie de frangipaniers d’un pourpre étincelant.

Chambres en bambou au Good Karma.

Blotti au pied d’un banian dons les racines ouvrent la voie vers l’horizon turquoise, dans un écrin de verdure digne des plus beaux récits d’explorateurs de l’Asie, au bord d’une plage de sable blanc et de coquillages magnifiques, il y a le Good Karma. Plusieurs logements traditionnels de pêcheurs en fibres de palmiers et en bambous jauni par le sable et le sel, on se croirait réellement perdu dans une île lointaine… d’Indonésie 😉

Le cadre est paradisiaque, le sable chaud et fin et les eaux bleu lagon recèlent d’une incroyable richesse de faune et de flore marine. Good Karma est l’adresse immanquable si vous décidez de vous poser à Amed. De passage, nous avions décidé de n’y rester que deux ou trois nuits. Finalement, nous quitterons ce lieu une semaine plus tard avec beaucoup de nostalgie. Les chambres sont toutes bordées de banians gigantesques, de palmiers et de cocotiers et la falaise abrupte nous isole de la route toute proche.

Excepté les habituels coqs Balinais qui chantent toute la nuit, le lieu est calme, reposant et l’accueil y est des plus chaleureux. Prix des bungalows corrects, un coffre est à votre disposition pour vos effets personnels. Le bungalow de bambou est un peu spartiate, mais nos hôtes ont ajouté un lit supplémentaire à notre intention. Les chambres disposent aussi de deux petites couchettes sur la terrasse ombragée ainsi que d’un hamac.

Recherchez-vous le bon Karma ?

À Selang, le Good Karma c’est surtout une éthique qui nous plaît, un art de vivre plus serein, plus proche et respectueux de la Nature. Ici on protège le récif corallien, la flore locale et les Balinais.

L’eau est recyclée et les déchets organiques aussi. Sur la plage, vous ne trouverez pas un seul morceau de plastique ! Le restaurant est essentiellement locavore, c’est-à-dire que tous les mets sont confectionnés sur place, par des locaux employés par l’hôtel, avec des aliments, des plantes et des épices locaux. Même l’Arak est préparé en cuisine !

Un pêcheur d'Amed répare son bateau
Un pêcheur d’Amed réparant son bateau.

Le poisson, par exemple, provient des pêcheurs qui habitent tout le long de la côte. De bon matin, le spectacle des prahus (petits bateaux traditionnels à voile triangulaire) revenant de la pêche est un évènement que vous ne manquerez pas. Certains pêcheurs se sont aussi reconvertis dans un exercice un peu plus lucratif, celui d’emmener les touristes qui le souhaitent regarder le coucher de soleil sur le Mont Agung, à bord de leurs embarcations. Une belle excursion qui coûte en moyenne 150 000 roupies, soit environ 10 euros.

Quant à l’eau potable, vous pouvez demander de faire remplir vos bouteilles à la réception du Good Karma, économisant ainsi de l’argent et du plastique, un réel fléau sur l’Île des Dieux. Enfin, le Good Karma accueille aussi un centre de Yoga, fondé par Baba, l’insaisissable mais fort sympathique maître des lieux.

« The meaning of Good Karma, talking and joking with Baba… » C’est tout cela l’esprit du Good Karma, une adresse que nous recommandons vivement et où je ne manquerai pas de retourner !

Sur les rives du lac Batur

Chez les Bali Aga de Trunyan, on célèbre la Femme durant douze jours !

De bon matin, nous avons longé les bords du lac Batur avec l’espoir de rallier la route de Tedjakula, en traversant les volcans. Finalement, nous nous arrêterons à Trunyan, sur la rive Est du Lac Batur, aux pieds du Mont Abang dans la région de Kintamani. Le chemin est devenu sablonneux et particulièrement dangereux avec nos scooter automatiques. Ici il n’y a presque jamais de touristes, nous sommes dans un Bali Aga : un village autonome traditionnel Balinais.

Aujourd’hui, c’est jour de fête. On honore les femmes lors de célébrations qui dureront 12 jours ! Les balinais que nous venons de rencontrer nous expliquent qu’ici, les habitants n’incinèrent pas leur morts. Les corps des défunts sont emmenés par barque à Bukan et déposés dans des cages de bambou où ils se décomposent, sous le regard vigilant d’un arbre au parfum odorant : le Menyam. Il s’agit d’un rite très ancien et, paraît-il, unique en Indonésie. Il n’y a pas de crémation dans cette région de l’île.

Préparation des festivités

Nous assistons à la cérémonie de loin car le temple sur l’eau est occupé par la famille. Auprès de nous, amis et voisins attendent à l’extérieur de l’enceinte sacrée, les bras chargés d’offrandes, de gâteaux et de fruits délicieux qu’ils déposeront auprès de Danu Batur, la déesse sacrée du lac aux pouvoirs surnaturels, puis partageront ensemble au gré des festivités. Un moment plein de magie comme il en existe tant sur l’Île des Dieux…

Hommage aux femmes balinaises

Finesse du regard et un large sourire, un léger maquillage sur le pourtour des yeux, plumes et fleurs de frangipanier qui embaument ses cheveux noirs et soyeux, les couleurs éclatantes de son sarong, une dentelle d’or déposée sur ses hanches. Quelle femme saurait être plus raffinée, plus élégante, plus gracieuse et plus sensuelle qu’une balinaise ?

(N.D.L.A : cet avis n’engage que son auteur).

Bali, île paradisiaque ou dépotoir à ciel ouvert ?

Ils sont nombreux les qualificatifs qui vantent les mérites de Bali et le particularisme de ses habitants ; de grandes plages de sable blanc, les meilleurs spots de plongée et de snorkeling de toute l’Indonésie, une culture enrichissante et un peuple accueillant, des rizières luxuriantes sans oublier le faste des temples balinais, etc.

Pourtant, loin de la première destination touristique au monde existe un autre Bali dont on ne parle pas assez, celui de l’extrême pauvreté, de la pollution et, parfois, de la violence.

Bali, un paradis sans violence ?

À Bali, vous croiserez la route de beaucoup de chats. Concernant les chiens, il n’existe pas de politique de régulation par stérilisation de la population de canidés balinais. Ceux-ci sont régulièrement éliminés par divers moyens. On estime d’ailleurs que 70 000 à 100 000 d’entre eux finissent en brochettes…

Les pratiques religieuses sont à l’origine de nombreux sacrifices d’animaux. Chaque année, 3 000 tortues sont sacrifiées ou mangées à Bali. Les combats de coqs, bien qu’illégaux, sont monnaie courante et les entraîneurs ajoutent des lames de rasoir à leurs ergots pour les rendre plus agressifs.

Il est certain que le vol est très rare à Bali, mais la vindicte populaire à l’égard des voleur est digne du supplice du pilori au Moyen-âge. Si un chapardeur est attrapé par la population, il risque fort d’être bastonné, voire lynché avant que la police n’intervienne.

La pauvreté est grande et tout le monde ne mange pas à sa faim. Tandis qu’une petite part de la classe moyenne s’enrichit grâce au tourisme, de Ubud à Sanur des femmes et leurs enfants mendient et dorment dans les rues des villes, aux carrefours routiers ou près des devantures des magasins. Environ 100 millions d’Indonésiens, sur un total de 250, n’ont pas bénéficié de la vigueur de l’économie ces dix dernières années et vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.

Bali, île paradisiaque

Bali : derrière le voile du rêve, une triste réalité

Du Nord au Sud et d’Est en Ouest, les décharges sauvages sont monnaie courante et l’on jette quotidiennement des centaines de camions de détritus dans les rivières et dans la mer.

Les eaux qui servent à irriguer les cultures sont toutes polluées et l’eau courante est impropre à la consommation si elle n’a pas été bouillie. Dans les warungs, demandez toujours de l’air masak (eau chaude en Indonésien).

Enfin, la plus importante déchetterie de l’île n’est autre qu’une montagne de 15 hectares, surnommée Mount Rubbish, aux abords de laquelle survit une population de miséreux. Quant à Kuta, si vous tenez à votre santé ne vous baignez jamais sur la plage car ses eaux – dit-on – sont parmi les plus polluées d’Indonésie !

On est loin de l’image d’Épinal habituellement répandue…

Elles, ils aident les plus démunis

Comme partout ailleurs en temps de crise, l’humain fait montre de partage et d’entraide. Les mentalités évoluent et des initiatives naissent à Bali et dans le reste de l’Indonésie pour aider les plus pauvres de l’archipel.

La santé pour tou-te-s

Depuis 2005, la petite ville de Nyuh Kuning, à côté de la cité touristique d’Ubud, accueille la clinique Yayasan Bumi Sehat. Née à l’initiative de l’américaine Robin Lim, la clinique s’est donnée pour mission d’aider les futures mamans les plus pauvres de l’archipel Indonésien. Ici, pas d’honoraires de consultations ni de frais, les patientes donnent ce qu’elles peuvent. Les portes sont ouvertes à toutes les mères qui ne peuvent payer les frais d’accouchement exorbitants réclamés par les hôpitaux. Le gouvernement a bien mis en place un système permettant de bénéficier de la gratuité des soins, mais la complexité bureaucratique du processus est décourageant pour la partie la plus pauvre et souvent illettrée de la population.

Logements gratuits à Jimbaran

Dans certaines régions de Bali, le gouvernement provincial essaie d’améliorer les conditions de vie des populations pauvres, notamment grâce à des programmes qui permettent d’acquérir de modestes maisons gratuitement. À Jimbaran, Ayana Ressort a construit 57 logements pour les habitants les plus défavorisés dans le cadre du programme de Responsabilité Sociale des Entreprises.

Énergies renouvelables

Dans de nombreux villages balinais et sur les îles Gili, des régions jadis très pauvres bénéficient aujourd’hui de meilleurs conditions de vie grâce à l’installation de panneaux solaires.

Comme nous les Balinais souhaitent une vie meilleure pour eux et leurs enfants. Cela signifie recevoir une bonne éducation dans une école, les aider à quitter le piège d’un tourisme qui les appauvrit, bénéficier d’un service de santé publique efficace et pouvoir bâtir des infrastructures et améliorer la qualité de l’eau, les routes, les transports, etc.

Statue dans un temple Balinais

Avant de partir… Réfléchir !

Réfléchissez aux milliards de dollars qui se déversent dans Bali chaque année grâce au tourisme, et les millions d’autres perçus en taxes et frais de service. Maintenant, demandez-vous pourquoi les enfants souffrent de malnutrition en de nombreux endroits de l’île ? Pourquoi les routes, les écoles et les hôpitaux sont financés par des donateurs et non par des impôts locaux ? Pourquoi le système de traitement des ordures est si désuet qu’il en devient terriblement dangereux pour la santé ?

Si l’on en croit certains « spécialistes », la classe moyenne émerge. Mais Bali ne devrait-elle pas être, au contraire, une île de l’abondance pour tous les balinais ? Ces inégalités sont alarmantes et ne devraient pas exister dans une île aussi riche que Bali. À croire qu’aujourd’hui encore seuls les investisseurs, les expats et les citadins bénéficient réellement du tourisme…

Soyez respectueux de Bali, elle vous respectera

Si l’on souhaite protéger l’île de Bali et son peuple, ne nous contentons pas de séjourner dans des hôtels de luxe avec vue sur la mer, de dîner en compagnie du Roi de la jungle au Bali Safari park ou de faire du parachute à Gili Trawangan. Ce tourisme là est la principale source des problèmes exposés ici. Soutenir ceux qui volent et qui oppriment les balinais signifie aussi être coupable de leur disparition.

Au contraire, je pense qu’avant de découvrir Bali, il est nécessaire de s’interroger sur certaines choses : quel impact notre présence peut-elle avoir sur cette île magnifique que l’on appelle « Paradis » ? Souhaite t-on réellement qu’elle le soit toujours ou sommes-nous prêt à aller polluer d’autres îles encore sauvages ? Ce sont des sujets qui fâchent, mais ne pas s’y intéresser, c’est ne pas se soucier de l’avenir de Bali ni du précieux patrimoine Indonésien.

De Ubud aux joaillers de Celuk

Toute la magie de Bali est à Ubud

Threads of Life : conservation de la culture traditionnelle balinaise

Depuis l’axe principal de Ubud, empruntez la Jalan Kajeng. Le long de la rue, de nombreuses échoppes où vous trouverez de très beaux tissus, des sarongs et quelques souvenirs locaux. C’est au numéro 24 de cette rue que Threads of Life présente les créations admirables de ses créatrices traditionnelles.

Threads of Life est une entreprise de commerce équitable qui œuvre à la conservation de la culture traditionnelle balinaise et lutte contre la pauvreté rurale en Indonésie. Les textiles de qualité et les paniers sont fabriqués avec des matériaux locaux et des colorants naturels, avec une qualité que vous ne verrez généralement que dans les musées. Threads of Life travaille avec plus de 1000 femmes réparties sur 11 îles de l’archipel Indonésien, il aide les tisserandes à créer des coopératives indépendantes, pour transmettre les savoir-faire de leurs ancêtres, gérer leurs ressources de manière durable, et exprimer leur identité culturelle tout en développant leur activité.

Acheter des cadeaux éthiques à la Kupu-Kupu Foundation

A dix minutes du centre-ville, la fondation Kupu-Kupu (papillon en Indonésien) aide les femmes et les hommes handicapés à vivre de leur métier. Tisserandes, peintres traditionnels, créateurs de cerfs-volants, graveurs sur bois, etc.

Les rizières près de Kupu-kupu FoundationKadek, Made ou Wayan avaient tous des handicaps qui les empêchaient de trouver leur place dans la société Indonésienne. Pour quelle raison ? Parce que le gouvernement Indonésien rejette les malades mentaux, les enfants trisomiques et les handicapés, considérant bien souvent leurs maladies comme des tares qui n’apportent rien au pays.

Une insupportable situation que Begonia Lopez, espagnole et philanthrope, a décidé de transformer en créant la Kupu-Kupu Foundation à Ubud. Après avoir passé la boutique Threads of Life (voir ci-dessus), continuez la Jalan Kajeng d’une centaine de mètre pour découvrir la boutique Kupu-Kupu. En achetant chez Kupu-Kupu, vous saurez que vous venez d’aider quelqu’un qui en a vraiment besoin.

Où dormir dans les rizières ?

Si vous souhaitez dormir dans les rizières de Ubud, loin de la ville et des concerts de klaxon, Kupu-Kupu Foundation dispose de trois petits bungalows installés dans des maisons traditionnelles en bambous.

Depuis la Jalan Kajeng, continuez tout droit puis montez la côte pour atteindre les rice fields (sawah), les terrasses des rizières. Un spectacle incroyable s’offre alors à vos yeux. Prenez à droite et au prochain croisement, empruntez le tout petit sentier à gauche pour rejoindre les bungalows de la kupu-Kupu Foundation. Vous y serez accueilli chaleureusement par Wayan et son ami et peut-être aurez-vous la chance d’y croiser Bégonia.

Les chambres sont rudimentaires mais très propres, la douche est simple, eau froide et petit déjeuner de pancakes avec thé et Kopi Bali (café Luwak balinais). Le soir, dès la tombée de la nuit, ne manquez pas le surprenant spectacle du ballet des lucioles au milieu des rizières bordées de cocotiers, un moment magique et grandiose que vous ne verrez nulle part ailleurs.

Barong et la danse Kris

Le petit village des tailleurs de pierre de Batubulan, dans la province de Gianyar, n’est pas seulement célèbre pour ses sculptures, mais également pour sa troupe théâtrale de villageois connue de toute l’Indonésie.

Tôt le matin, ces derniers quittent les champs ou leurs ateliers pour enfiler un costumes de Barong, de Rangda ou de Dalem, ils chaussent leurs masques de bois aux effigies des dieux du Râmâyana, se maquillent et montent sur scène pour un grandiose spectacle de Barong, de Tari kecak ou de Danse Kris (les célèbres poignards aux lames asymétriques).

Le théâtre Chandra Budaya n’étant pas toujours bien indiqué, demandez votre chemin et laissez-vous guider par un villageois. N’en soyez nullement surpris, il n’est pas rare que les balinais vous invitent à les suivre, sans jamais rien demander en retour si ce n’est un sourire et quelques mots échangés.

Plus d’infos sur : www.sahadewabarongdance.com

Spectacle de danse Legong…

Legong Dance à Ubud
Danseuse Legong au Balai banjar Ubud kelod, avec la Pusa Kirana Art Foundation.

Vous ne pouvez quitter Bali sans avoir vu un spectacle de danse Legong, de trance Kecak ou de Wayang Kulit, le théâtre de marionnettes balinais. Dans le centre d’Ubud, rendez-vous au point d’Information et demandez la liste des spectacles. Chaque soir à Ubud, de nombreux spectacles sont proposés aux visiteurs désireux de découvrir le Bali authentique au travers de la magie des danseuses de Legong et des joueurs de gamelan. Soirées fortement touristiques mais vous pourrez découvrir des représentations de grande qualité, dans des cadres enchanteurs et des temples ornés de sculptures du Ramayana, parfumés de fleurs de frangipanier et d’encens.

… ou de Wayang Kulit

Wayang Kulit à UbudLe théâtre de marionnettes se situe dans la Rue de Monkey Forest (la forêts des Singes), face au terrain de football, dans la cour intérieure du Ubud City Hotel.

Les représentations ont lieu le mardi et le samedi à partir de 20h00, l’entrée est de 100 000 roupies. À la fin du spectacle, allez voir le marionnettiste qui aura plaisir à vous parler de son art et de ses marionnettes. Celles-ci sont confectionnées à la main par un artiste de Sukawati (le plus important marché d’Art de Bali). Vous en trouverez beaucoup de reproductions dans les échoppes et sur les marchés traditionnels de l’île. Mais si vous passez par Sukawati, demandez « Pembuat Wayang kulit » (puppet maker) pour trouver d’authentiques fabricants de marionnettes (merci mon neveu).

À lire : Jalan, jalan, terasa… le dalang et la wayang kulit

Au détour d’un chemin et si vous avez loué un scooter (voir à Sanur), arrêtez-vous lorsque vous entendez les gamelans ou dans les fêtes de villages. Vous y serez toujours bien accueillis et il n’est pas rare d’y voir de vraies danseuses de Legong locales ou du Tari kecak comme vous n’en trouverez nulle part ailleurs.

Les joailleries de Celuk

Joaillerie de Celuk, Bali
Joaillière travaillant une bague, chez « Mar’s » à Celuk.

Si vous cherchez une belle bague en argent, une paire de boucle d’oreilles finement ciselée ou un bracelet en or ornée de pierres précieuses, continuez votre route jusqu’à Celuk. C’est là que vous trouverez les plus beaux bijoux de Bali, fabriqués sur place dans les ateliers de la ville.

Le village est situé dans le district de Sukawati. Presque toutes les familles et les villageois balinais ont conservé l’âme artistique et créative. Avec l’avènement du tourisme, la variété des produits liés à l’or et à l’argent s’est fortement diversifiée.

Les pierres proviennent essentiellement de l’île de Bornéo, dans l’archipel Indonésien. Les artistes travaillent le métal artisanalement et à la main, et vous pourrez les voir à l’œuvre tout en parcourant du regard les étals de bijoux qui jalonnent les boutiques.

Ce village artisanal avec une longue histoire de joaillerie a su conserver son savoir-faire traditionnel, tout en s’adaptant aux demandes du marché. On y trouve aujourd’hui des produits modernes tels que les médailles et les symboles de la culture Indonésienne. N’hésitez pas à demander des créations originales, vous pouvez même venir avec votre propre métal pour la confection d’un bijou personnalisé qui vous sera fait dans les règles de l’Art des joailliers balinais.

À Bali, les portes s’ouvrent si vous les poussez

Portes ouverts à UbudCroyez-moi sur parole, quelque soit l’endroit où vous vous trouverez, vous serez surpris de la gentillesse et de l’accueil du peuple balinais.

Ne craignez jamais les gens qui vous invitent, oubliez vos superstitions et votre culture occidentale, n’ayez pas peur de l’inconnu et votre séjour sur l’île des Dieux n’en sera que plus mémorable.

Le balinais, le touriste et l’environnement

L’impact du tourisme à Bali

Une lavandière balinaise à SidemenLe tourisme permet-il de générer un essor économique durable et équitablement réparti ou, au contraire, renforce t-il les inégalités existantes ? Favorise t-il les politiques de préservation des sites culturels et naturels ? Quelle est sa relation avec la culture et la philosophie Balinaise et quelles actions sont mises en place pour préserver l’environnement ?

Chaque année, ce sont plus de trois millions de personnes qui partent à Bali à la recherche de l’Éden, sans aucun accompagnement écologique ou sanitaire. L’île des Dieux deviendra t-elle un jour une poubelle à ciel ouvert avec des centaines de tonnes de déchets et eaux usées non traitées chaque jour ? Eaux dans lesquelles se baignent le soir balinaises et balinais…

Les professionnels du tourisme de masse ont pour but d’envoyer un maximum de touristes à Bali, mais peu considèrent que la gestion de l’île par les pouvoirs publics les regardent réellement. Crise en eau potable, déchets non recyclés et rejetés dans la nature, voici quelques uns des bouleversements qui mettent en péril l’avenir des balinais et de leur île. À clientèle haut de gamme, confort haut de gamme : certaines chambres d’hôtel consomment jusqu’à 300 litres d’eau par jour !

Des 13 000 tonnes de déchets quotidiens collectés à Bali, 5000 tonnes sont rejetées à la mer et dans les rivières, provoquant de terribles dégâts sur la faune, sur la flore locale et sur le massif corallien. On ne parle pas de la santé des habitants locaux. Quand la terre et la mer seront totalement souillées, plus aucun touriste ne viendra alors à Bali. Que deviendront alors les balinais ?

Le respect de la Nature fait partie de la culture Balinaise

Pour préserver l’île magnifique de Bali, des initiatives privées et des solutions apparaissent cependant.

Alternatives pour gérer les flux de personnes et d’ordures, pour assurer un service de tri et de ramassage que le gouvernement Indonésien, dépassé par les évènements, refuse de prendre en charge. Pourtant en 2012, ce dernier avait lancé la campagne Go Green Bali afin de sensibiliser les provinces et les politiques dans tout Bali.

Peduli Alam : prendre soin de la Nature

logo_peduli_alam_indonesia_organicLe problème du traitement des ordures est un problème global et mondial. Cela demande du temps. Mais le respect de la nature et des animaux qui y vivent est profondément ancrée dans la culture et les rites balinais. La route sera longue mais les comportements et les habitudes changent déjà !

Ainsi, en 2008 est née l’association de protection de l’environnement Peduli Alam, spécialisée dans la collecte des déchets ménagers et la prévention des dangers causés par le rejet des ordures dans la nature. Aujourd’hui, Peduli Alam collecte et recycle cinq tonnes de déchets chaque mois un peu partout à Bali.

www.PeduliAlam.org

Reef Check protège le massif corallien

logo-reef-checkLa Fondation Reef Check a débuté en 1996. Elle est aujourd’hui constitué de centaines de membres qui œuvrent chaque jour pour la survie des massifs coralliens à travers le monde et notamment en Indonésie.

Reef Check forme également de nombreux plongeurs locaux et occidentaux à Bali. Lors de votre prochaine plongée à Turtle Point aux îles Gili ou sur l’épave du Liberty, n’oubliez de demander à votre instructeur s’il est membre de Reef Check. Il vous expliquera certainement quelles sont ses actions en faveur de la sauvegarde de la faune et de la flore marine. À Bali, les plongeurs font très attention au respect des coraux, à la sensibilisation des publics et à l’impact destructeur que peuvent causer certains plongeurs peu scrupuleux sur le massif corallien. Enfin, si vous vous émerveillez devant les poissons clowns, les tortues de mer ou un fishfrog rougeoyant, évitez de prendre un abonnement dans un club de pêche sous-marine. Prenez un masque et un tuba, observez et laissez ces animaux multicolores vivre leur vie dans le plus bel aquarium à ciel ouvert du monde !

www.ReefCheck.org

Voyager responsable à Bali

De retour après quatre semaines d’itinérance en Indonésie, j’ai souhaité partager de nouveau mon périple avec vous, vous présenter la culture balinaise et Indonésienne en générale au travers de bonnes adresses et de sites culturels d’exception. Je vous propose donc un long voyage pour découvrir et comprendre l’Art et la culture balinaise, pour apprendre a voyager de façon éthique et responsable dans ce magnifique continent si différent du notre.

Ce second carnet de voyage Balimimpi vous entraînera dans les rizières d’Ubud à la rencontre de peuples qui luttent pour faire perdurer leur culture traditionnelle, dans le village des tailleurs de pierres de Batubulan et près des joaillers de Celuk, en passant par le marché d’art de Sukawati, les temples sacrés de Tampaksiring, Goah gaja et Goah lawah, gravissant les pentes du Mont Batur jusque sur les plages idylliques des îles Gili, à la sauvegarde des tortues de mer et des coraux, sans oublier Amed, Gianyar ou les tisserandes de Sidemen.

Respecter Bali et les Balinais(es)

Bali est une île paradisiaque, mais hélas qui dit paradis sur terre dit aussi un tourisme exacerbé qui ne cesse de croître. Son peuple chaleureux et accueillant n’en demeure pas moins très appauvri par les chaînes hôtelières européennes et les multinationales occidentales (Novotel, Pan pacific, Coca Cola…) et notre plastique pétrolifère n’est pas près de finir son rôle destructeur en polluant rivières et sites naturels.

À la manière de nombreuses ONG et fondations humanitaires qui œuvrent chaque jour pour protéger Bali, il est de votre devoir de voyager en respectant ce lieu magique. Car au delà du caractère onirique de Bali, l’île subit chaque jour un peu plus le courroux du tourisme de masse et risque de devenir, à plus ou moins long terme, comme ces stations balnéaires pour occidentaux aisés, bétonnée à outrance, toutes contestations locales violemment réprimées au profit de la construction de grands hôtels aux piscines privatives.

Même si les touristes auront toujours la possibilité de voyager ailleurs, et d’aller polluer Flores, Java, Komodo ou une des 17 000 autres îles que compte l’archipel Indonésien, qu’en sera t-il des balinais dont la culture et les traditions étouffent déjà sous les gaz d’échappements des cars de blancs en goguette ? Les condamnerez-vous à demeurer sur leur île devenue le paradis des surfeurs, des touristes et de leurs GoPro, polluée, souillée, arbres et forêts brûlés au profit de palmeraies huileuses et plus rentables ? C’est là une des cruelles questions qui restent en suspens et que les tours operator et les agences de voyages se gardent bien de mentionner auprès de leurs clients. C’est pourtant aujourd’hui que l’avenir de Bali se joue.

« Les hôtels tuent les balinais », disait Wayan à la Kupu-Kupu Foundation d’Ubud. Le revers de la médaille est dur à supporter pour ceux qui pensent que le tourisme va les enrichir. À terme, l’île s’appauvrit et même si la classe moyenne semble croître davantage, cela ne durera qu’un temps. Demeurez respectueux de ce lieu, aidez les populations locales, voyagez de façon équitable et durable. Ce n’est pas parce que nous roulons au gasoil qu’on ne peut respecter l’environnement et les contrés que nous traversons. Le vélo et la marche sont aussi possible de Bali aux îles Gili !

Un autre regard sur l’île des Dieux

Comme à mon habitude, je suis parti avec mon appareil photo et mon carnet de croquis, crayons, pinceaux, aquarelles et un petit guide Français-Balinais pour apprendre les rudiments de la langue Indonésienne. Les articles vont s’enrichir de quelques dessins croqués sur place et de belles photographies pour vous faire découvrir les somptueux paysages de quelques îles et les peuples qui y vivent. J’ajouterai également les phrases habituelles et quelques données de langage afin de vous aider dans vos échanges. L’indonésien est une langue très simple et les balinais apprécieront lorsque vous parlerez dans leur langue, car c’est aussi là que commence le respect de l’étranger qui vous accueille chez lui 😉

Les balinais sont un peuple des plus accueillants, si plein d’amour à partager qu’un simple échange de quelques mots accompagné d’un sourire vous sera rendu au centuple. Vous découvrirez alors l’Indonésie d’une façon qu’aucun guide touristique ne saura jamais vous la montrer.

Consulter l’Atlas de Bali et des îles Gili

Je vous souhaite de belles lectures et un très beau voyage !
Kler.

Semoga Dunia ini Damai Selalu

À Ubud, le Napi Orti est un lieu festif et agréable pour écouter de la bonne musique et boire un verre entre amis.

Nocturnale ce soir en compagnie de Meiri et David pour déguster un jus de fruits frais et savourer la prestation d’un trio de concertistes locaux. L’atmosphère est toujours chaleureuse, conviviale et les soirées aussi vitalisantes qu’un verre de Red Bull. C’est ici que je suis venu le premier soir de mon arrivée. Aujourd’hui Marie s’est envolée pour la France avec tristesse. Il est toujours difficile de quitter un si bel endroit…

Nous trinquons à sa santé en compagnie de Sylvain et Agus qui nous ont rejoint au cours la nuit. Pras est apparu également, accompagné d’un autre ami artiste. Ses peintures habillent (entre autres) les murs du Cinta. L’une d’entre elles est le « Monkey’s diner », un tableau qui met en situation rocambolesque une troupe de singes ivres et loufoques.

Je reprends, comme à mon habitude, un jus de watermelon et commence à crayonner. Le dessin plaît beaucoup aux musiciens et je leur promet de le continuer lors d’un futur concert… l’année prochaine !

Napi Orti UbudSemoga dunia ini damai selalu : J’espère que ce monde là restera dans la paix (en Indonésien).