Les chantiers navals de Gili Air

Construction des bateaux sur la plagePar un bel après-midi ensoleillé, nous quittons Gili Trawangan pour jeter l’ancre à Gili Air. J’avais prévu d’aller marcher le long de la piste de sable qui longe le port, mais je découvre les chantiers navals où quelques bateaux traditionnels sont en cours de construction. Je décide alors de discuter avec les menuisiers et les peintres qui s’affairent ici.

Les bateaux sont construits directement sur la plage et sous la forêt avoisinante. Ils sont fait de bois, ont tous une forme et une longueur similaire, environ 30 pieds de long (entre 9 et 10 mètres). Ce qui était intéressant est que ces navires étaient en construction, l’un n’avait pas de poupe, un autre était entrain d’être repeint, un menuisier de marine fabriquait des stabilisateurs et, plus loin, un groupe d’hommes taillaient le bois pour lui faire épouser les lignes gracieuses d’un châssis.

Une conception très originale

Chantiers navals Bali Lombok

Ici, les constructeurs ont développé une très inhabituelle façon de concevoir leurs bateaux ; ils construisent en premier lieu la coque puis ajoutent ensuite l’armature intérieure.

Habituellement, on construit d’abord la charpente que l’on assemble selon des positions précises. Suite à cette étape viennent se greffer sur le gabarit les planches qui formeront la coque du bateau. Cela nécessite de bâtir son navire à l’envers, et d’être ensuite en mesure de le retourner. En construisant la coque d’abord, aucune de ces trois étapes n’est nécessaire.

Un marin m’explique qu’il utilise un mélange de techniques traditionnelles et modernes. Les planches sont jointes bord à bord à l’aide de chevilles en bois, lesquelles proviennent de Sumbawa. Celles-ci sont enfoncés dans des trous percés à intervalles réguliers le long du bord de chaque planche. Ces chevilles permettent d’obtenir des joints très résistants. À mesure que le bateau prend l’eau, les chevilles gonfleront dans leur trou pour se fixer très solidement dans la coque.

Des navires aux courbes élancées

La fabrication d'une coque de bateauPour que le bois des planches ne se brise pas lors des torsions et des étirements, les planches sont cuites à la vapeur.

Le processus est appliqué sur place, en allumant un feu sous les planches et en appliquant un linge humide sur le bois afin de prévenir tout incendie. Après 1 heure ou 2, le bois devenu flexible peut être formé sans se rompre. On maintient les planches en place par des cordes le temps qu’elles refroidissent et conservent cette forme.

En utilisant la forme du bois pour réaliser les châssis, la charpente et les balanciers plutôt qu’en les taillant au format souhaité, on économise aussi une grande partie de matière première tout en procurant une plus grande résistance au bateau.

Le bois pour les charpentes est acheminé depuis l’île voisine de Lombok. Les planches viennent quant à elles des chantiers navals de Sulawesi, où de très grands bateaux y sont toujours construits en bois. Très peu d’outils entrent dans la conception des bateaux. Planches et cadres sont coupés, taillés et façonnés à la main, en utilisant une petite herminette. Ensuite seront ajoutés les stabilisateurs traditionnels en bambou, puis le bateau sera peint de couleurs vives suivant l’inspiration de son propriétaire.

Cette journée m’aura permis de rencontrer des artisans locaux et d’en apprendre davantage sur la fabrication de leurs embarcations traditionnelles. Je clôture cette belle après-midi par un joli dessin du port et des navires en construction, lequel me vaudra quelques « Bagus lukis !* »

* Jolie peinture !

© Crédits photos : Nathalie pour Balimimpi.com, Octobre 2015.
Illustration de Kler Roger.

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Gunung Agung, un Dieu qui ne dort que d’un œil

Cette montagne sacrée est aux Balinais ce que l’Olympe était aux Grecs anciens, la Montagne Cosmique. Agung serait le point central de la cosmogonie céleste et religieuse du Monde, le temple divin qui abrite le panthéon des Dieux. Les mystiques balinais considèrent ce volcan comme le « nombril du monde », élevé dans le ciel par les divinités pour surveiller la Terre et les Hommes en dessous d’eux.

Où que vous soyez à Bali, vous distinguerez toujours les ombres du contour de la montagne, comme découpés dans un papier bleu-noir géant qui domine le paysage. À ses pieds repose Pura Besakih, le temple-mère de l’Île des Dieux. Lorsqu’ils sont mécontents, ces derniers y descendent pour semer le chaos sur la terre et combler les forêts de pierres, de cendres et de ruines.

Gunung Agung culmine à 3 142 mètres. Les parois du volcan sont recouvertes d’une épaisse jungle à la végétation croissante, et ses sols noirs, arables et féconds sont cultivés par les Balinais jusqu’à 1 000 mètres d’altitude. Car Gunung Agung, s’il est un volcan très surveillé par les volcanologues de Rendang et Batulompeh apporte aussi la vie. Il est la source des nombreuses rivières qui irriguent l’île de Bali et ses terres basaltiques fertilisent les cultures depuis des millénaires.

Un volcan fier et impétueux !

Les écrits anciens rapportent que la montagne sacrée de Bali s’est réveillée en 1 350 de notre ère, , puis au XIXe siècle, semant à chaque fois un chaos inimaginable mais qui, à terme, fécondait la terre autour de Besakih à tel point que d’année en année les provisions de riz devenaient pharaoniques ! Puis Agung s’était rendormi. De mémoire d’hommes, jamais plus il n’avait grondé, jusqu’à ce jour funeste de 1963.

Le temple de Besakih
Le temple de Pura Besakih, sur les flancs du Mont Agung, Bali.

En Février de l’année 1963, des coulées de lave très visqueuses explosent à la surface du cratère et descendent sur son flanc Nord, s’amoncelant jusqu’à 510 mètres au dessus du niveau de la mer. C’est le 17 mars, lors de la plus grande cérémonie Balinaise, Eka Dasa Rudra, un exorcisme du Mal mis en scène une fois par siècle, que Gunung Agung décide de sortir de son profond silence.

Tandis que les premiers chants des prêtres et les sons des gamelans s’élèvent au dessus du temple Pura Besakih, l’explosion du Mont Agung entre dans son paroxysme cataclysmique. Une colonne de feu, de cendres incandescentes et de débris de roche en fusion s’élèvent jusqu’à 10 kilomètres dans le ciel dans un rugissement infernal.

Les laves pyroclastiques dévastatrices sèment la désolation sur leur passage, ravageant villages et forêts alentours dans un rayon de 15 kilomètres. Les tremblements de terre détruisent les habitations, les cendres chaudes enflamment les toits de chaume et des débris volcaniques pleuvent en masse sur la terre. Des pluies de lapilli (petites pierres de pouzzolane brûlantes) recouvrent d’un nuage de mort les flancs de la montagne.

Tandis que la lave en fusion se déplace vers eux à près de 70 km/h, des prêtres hindous des temples environnants se mettent à prier frénétiquement, dans l’espoir d’apaiser les dieux en colère, assurant les adorateurs qu’ils n’auront rien à craindre. Finalement, près de 1 600 personnes périront dans l’éruption et 86 000 autres seront forcées d’évacuer leurs villages.

Le 18 mai de la même année, une ultime secousse d’une magnitude de 6 sur l’échelle de Richter finit d’effondrer les derniers temples encore debout. Miraculeusement pourtant, la lave encerclant Besakih épargna le temple-mère sacré, l’enveloppant d’une couche silencieuse de cendres noires et de scories durant des mois.

Colère divine ou coïncidence ?

smoking-mount-agungLes Balinais ne prennent pas de tels hasards extraordinaires à la légère. Pour preuve, la catastrophe a été attribuée à la colère du dieu Shiva, dans son aspect le plus maléfique : Rudra. Le réveil d’Agung deviendra finalement le jugement, accablant, de l’ère du Président Sukarno.

De l’explosion du Gunung Agung, quelques cicatrices restent encore aujourd’hui. Jusque dans les années 1970, la campagne de Klungkung était encore noircie par les ruisseaux de lave, mais la région est aujourd’hui luxuriante, avec de nombreux champs et jardins. Dans la région la moins peuplée de Karangasem cependant, les traces du passage de l’éruption sont encore visibles, comme à Tianyar et Kubu sur la côte Nord-Est.

Pour les balinais, cette épouvantable explosion de colère d’Agung signe la condamnation et l’échec du gouvernement. Suite à cette crise sans précédent à Bali, le déplacement forcé des populations et le déracinement des villages contribuera sensiblement aux abominables massacres de 1966, lors de la purge dite « anti-communiste » du nouveau régime Indonésien de Suharto (voir le documentaire « The Act of Killing » ci-dessous).

Docu-fiction : « The Act of Killing »

The Act of KillingDes affrontements inter-communautaires de 1966, Loi du Silence, tabous et génocidaires semblent avoir encore de longues années devant eux. The Act of Killing est un film engagé du cinéaste Indonésien Joshua Oppenheimer qui lève le voile sur la façon dont en 1966, trois ans après l’explosion d’Agung et la prise du pouvoir par les militaires, ces derniers ont exterminé près d’un million de communistes présumés et d’intellectuels dans tout le pays.

Depuis ces années noires de l’histoire, la souffrance des familles ne finit pas de durer. Dans The Act of Killing, le cinéaste donne la parole aux tueurs, et notamment au boucher Anwar Congo qui rejoue les massacres communistes qu’il a lui-même joué entre 1965 et 1966 à Sumatra. Le film dénonce ces criminels de guerre aujourd’hui vénérés comme les pères fondateurs d’une nouvelle ère de paix et de prospérité, se vantant sans vergogne de leur propre corruption, de la fraude et de leurs actes génocidaires.

The Act of Killing est un documentaire sur le tournage d’un film de fiction par les tueurs de 1965, sur leurs propres crimes qui sont, eux, bien réels. Ce film n’est pas seulement le récit de ce massacre, il témoigne de la continuité de la pratique du crime dans le domaine de la politique, de la justice et de l’économie en Indonésie, un demi-siècle après l’extermination des « communistes. »

Quarante-sept ans après, le gouvernement actuel refuse toujours de reconnaître que ces massacres sont un crime contre l’humanité, malgré le rapport accablant de la Commission indonésienne des droits de l’homme.

Infos pratiques

  • Date de sortie en France : 10 avril 2013
  • Durée : 1h 55min
  • Réalisateur : Joshua Oppenheimer
  • Le site web du film : http://theactofkilling.com


À voir :
The Act of Living, exposition photo des survivantes des massacres de 1965

Dernière minute : je viens d’apprendre par Jenni de Balisolo, que tous les évènements de l’Ubud Writers and Readers Festival ont été annulés en raison du projet de diffuser « The Look of Silence », le dernier film du cinéaste Joshua Oppenheimer. Le sujet est encore… brûlant !

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Vous prendrez bien un verre d’Arak ?

À Bali comme dans d’autres régions de l’archipel Indonésien, en Asie ou aux Philippines, l’Arak est une liqueur produite à partir de sève de palmier fermentée ou de noix de coco. Aujourd’hui, certains composants comme le riz, les céréales, le sucre de canne ou la mélasse peuvent être ajoutés dans la préparation de l’Arak. Savouré lors des cérémonies ou des mariages, l’Arak est très apprécié des Balinais qui le servent parfois avec du miel et du citron.

Si un balinais vous propose de l’Arak local lors d’un mariage, n’hésitez pas à y tremper vos lèvres. Son goût unique rappelle l’anis de l’Ouzo grec. Habituellement réservé à la gente masculine ; les femmes boiront du thé à la menthe (sic),  on en trouve désormais dans de nombreux warungs traditionnels et restaurants touristiques de l’île.

Une histoire de l’Arak

L’Arak est un alcool très ancien, des documents attestent de sa découverte par les explorateurs Européens partis découvrir l’Orient il y a plusieurs siècles de cela.

L’Arak le plus courant à Bali est celui produit à partir de la sève du cocotier. Pour la recueillir, les Balinais grimpent en haut des cimes des arbres — avec une dextérité déconcertante — et récupèrent les fleurs du cocotier. La sève est ensuite laissée à fermenter dans un vin de palme, lequel sera distillé en chauffant l’alambic avec les écorces séchées des noix de coco.

De couleur transparente, ne vous fiez pas à sa robe claire car l’Arak est un alcool fort que l’on pourrait comparer à une eau de vie. Accompagné de sucre de canne, de miel et de citron avec quelques glaçons, l’Arak est un excellent apéritif, suave et chaud à la fois comme son cousin le punch Antillais.

Où se procurer de l’Arak ?

Il n’est pas toujours facile de trouver de l’Arak chez les petits marchands locaux car c’est une boisson réservée, historiquement, aux grandes occasions. De plus, les Balinais ne sont pas de grands consommateurs d’alcool mais vous pouvez trouver de l’Arak dans les échoppes et supermarchés des grandes villes, tel qu’à l’Hardy’s de Sanur par exemple.

Selamat minum !*

* À votre santé !

© Photo de couverture : Fiqman Sunandar

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Bali, l’île multicolore

Loin de nos austères et grises contrés d’Europe, perdue au milieu des eaux turquoises de l’archipel Indonésien se cache une petite île où la vie et les rites quotidiens riment avec couleurs et gaieté.

Lors d’un mariage, d’une cérémonie, d’une crémation ou simplement en vous promenant dans les rues animées d’Ubud, de Bangli ou de Sukawati, ne vous étonnez pas de croisez la route de balinais et de balinaises en habits traditionnels aux couleurs éclatantes de vitalité.

L’atmosphère balinaise est extrêmement relaxante. L’air est rempli des sons des gamelans et une légère odeur d’encens et de fleurs embaume les rues du matin au soir. Les couleurs sont partout, dans les arbres, dans les flore et dans le ramage des oiseaux, déposées sur les temples, enroulées autour des banians sacrés, portées sur les costumes ou délicatement posées dans les cheveux par une fleur blanche, jaune ou pourpre de frangipanier.

Couleurs de la tradition Balinaise

Rien que pour le plaisir de vos yeux, voici un petit diaporama de costumes colorés et de couleurs chatoyantes que nous avons l’occasion de voir chaque jour à Bali :

Faites comme les Balinais ! Achetez un sarong en batik et abandonnez votre short ou pantalon de coton. Vous constaterez rapidement qu’en plus d’être pratique et très agréable à porter, ajouter quelques couleurs à la vie donne toujours le sourire 😉

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Île des Dieux et billets verts

En Indonésie, pas de revenu mensuel minimum et les aides financières sont rares ou réservées à une frange lettrée de la population. Malgré le tourisme et une vie plus douce, le quotidien des balinais reste difficile dans de nombreuses régions de l’île. Dans l’archipel Indonésien, près de 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Le coût de la vie à Bali

À Bali, travailler dans les rizières ou sur les chantiers de construction rapporte peu, environ 90 à 100 dollars US par mois. En discutant avec une serveuse balinaise dans un warung « touristique » de Gili Trawangan, celle-ci m’indique recevoir entre 140 et 160 dollars par mois, sans compter les pourboires qu’elle partage avec ses collègues. À Sidemen, notre guide Wayan, qui nous fit découvrir la beauté insoupçonnée des rizières de la région, est payé au forfait. Suivant le nombre de clients qu’il accompagne, un bon mois lui rapporte moins de 200 dollars.

Pourtant, lorsque je discute avec Olivier et Momo d’IQ Divers, ces derniers nous apprenne que pour un travail équivalent dans le tourisme, un occidental sera payé jusqu’à 20 fois plus que son confrère Indonésien ! Il est difficile d’imaginer une égalité des chances avec de tels écarts de salaire…

La matière grise récompensée

Si vous êtes doué à l’école, le gouvernement Indonésien peut cependant vous aider dans certains cas. Pour les autres, il faut souvent travailler très dur pour parvenir à sortir de sa condition. C’est le cas d’Agung, l’ami que j’avais rencontré lors de mon premier voyage à Bali en septembre 2010. Né de parents très pauvres, mais persévérant et doué en lettres, il a réussit à finir son apprentissage du Français pour devenir guide touristique francophone dans une agence de voyage. Très fier de sa réussite, il m’annonce sur Facebook qu’il a aussi une voiture, gage d’un bien-être social pour tout balinais digne de ce nom 😉

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L’Art balinais du cerf-volant

Impossible de voyager dans l’île des Dieux sans lever la tête et ne pas apercevoir ces oiseaux titanesques aux ailes colorées qui constellent le ciel : les cerf-volants sont un Art (et une véritable institution) à Bali, une passion des enfants comme des adultes ! De Mai à Septembre, de nombreux concours sont organisés un peu partout dans l’île.

Cerf-volant dans un magasinDragons, serpents multicolores, navires aux voiles gonflées d’espérance par les vents rugissants, oiseaux et papillons colorés, fabriqués de tissus, de bambous… et parfois de plastique. À chaque instant, la poésie des cerf-volants nous ramène en enfance.

Les balinais ont aussi des poèmes pour leur rendre hommage : « Au-dessus des villes, au dessus des campagnes, nuits et jours, ils sont là, parfois se dégageant solitaires au milieu de nulle part, laissés par un enfant ou un adulte, comme un lien entre le ciel et la terre. »

À Bali, la pratique du cerf-volant est une passion qui ne concerne pas que les plus jeunes ! Vous trouverez partout des fabricants de cerf-volants et certains peuvent faire jusqu’à 30 mètres de long. On pourrait croire qu’il s’agit là d’une activité liée de près ou de loin à un rite religieux ? Pas du tout ! Les balinais expliquent qu’il s’agit en fait d’un hobby, un passe-temps partagé par une frange importante de la population.

Pourtant, il est difficile de ne pas y voir autre chose qu’une pratique ludique, tant la symbolique du cerf-volant qui fait le lien entre les forces du bien (aériennes) et les forces du mal (terrestres) se rapproche de la cosmogonie des croyances balinaises. Certaines légendes de Bali racontent d’ailleurs comment certains cerf-volants, habités d’esprits bienfaisants, repoussent les épidémies ou fertilisent les cultures…

Sanur et le Concours de cerf-volants

pilotes-de-cerf-volants-sanurUn évènement à ne manquer sous aucun prétexte si vous êtes à Bali en Juillet est la Compétition de Cerf-Volants de Sanur, internationalement reconnue et qui attire beaucoup de monde.

En attendant, vous pouvez observer les enfants qui s’entraînent en équipe, chaque jour de l’année, aux vols gracieux comme aux pirouettes ascensionnelles sur toutes les plages de l’île dès que souffle le vent.

Où que vous soyez, levez les yeux vers le ciel, la magie de l’île des Dieux est tout autour de vous, même au dessus de vos têtes.

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Sur les rives du lac Batur

Chez les Bali Aga de Trunyan, on célèbre la Femme durant douze jours !

De bon matin, nous avons longé les bords du lac Batur avec l’espoir de rallier la route de Tedjakula, en traversant les volcans. Finalement, nous nous arrêterons à Trunyan, sur la rive Est du Lac Batur, aux pieds du Mont Abang dans la région de Kintamani. Le chemin est devenu sablonneux et particulièrement dangereux avec nos scooter automatiques. Ici il n’y a presque jamais de touristes, nous sommes dans un Bali Aga : un village autonome traditionnel Balinais.

Aujourd’hui, c’est jour de fête. On honore les femmes lors de célébrations qui dureront 12 jours ! Les balinais que nous venons de rencontrer nous expliquent qu’ici, les habitants n’incinèrent pas leur morts. Les corps des défunts sont emmenés par barque à Bukan et déposés dans des cages de bambou où ils se décomposent, sous le regard vigilant d’un arbre au parfum odorant : le Menyam. Il s’agit d’un rite très ancien et, paraît-il, unique en Indonésie. Il n’y a pas de crémation dans cette région de l’île.

Préparation des festivités

Nous assistons à la cérémonie de loin car le temple sur l’eau est occupé par la famille. Auprès de nous, amis et voisins attendent à l’extérieur de l’enceinte sacrée, les bras chargés d’offrandes, de gâteaux et de fruits délicieux qu’ils déposeront auprès de Danu Batur, la déesse sacrée du lac aux pouvoirs surnaturels, puis partageront ensemble au gré des festivités. Un moment plein de magie comme il en existe tant sur l’Île des Dieux…

Hommage aux femmes balinaises

Finesse du regard et un large sourire, un léger maquillage sur le pourtour des yeux, plumes et fleurs de frangipanier qui embaument ses cheveux noirs et soyeux, les couleurs éclatantes de son sarong, une dentelle d’or déposée sur ses hanches. Quelle femme saurait être plus raffinée, plus élégante, plus gracieuse et plus sensuelle qu’une balinaise ?

(N.D.L.A : cet avis n’engage que son auteur).

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Les sources sacrées de Tirta Empul à Tampak Siring

Pura Gunung Kawi, le temple sculpté dans la montagne et Pura Tirta Empul, les sources sacrées et guérisseuses de Bali sont deux lieux de pèlerinage fortement symboliques et fréquentés par un grand nombre de balinais tout au long de l’année.

Histoire de Tirta Empul

La légende raconte que la source sacrée a été créée par le dieu Indra, afin de redonner vitalité et immortalité à son corps, empoisonné par Mayadanawa. Selon une inscription mise au jour sur un frontispice du temple, sa fondation remonterait au Xe siècle de notre ère.

Surplombant le temple sur une colline, un bâtiment moderne : le Palais du gouvernement, construit en 1954. À l’origine c’était une résidence pour les fonctionnaires néerlandais, utilisé plus tard par l’ancien président Soekarno lors de ses fréquents voyages à Bali.

Pura Tirta Empul est situé dans le village de Tampak Siring, accessible par les transports en commun d’Ubud ou via votre scooter (si vous en avez loué un). Aux abords du temple vous trouverez de nombreux artisans locaux, des sculpteurs d’os ou de noix de coco, des fabricants de cerf-volants, des vendeurs de fruits ou de sarongs et chemises en batik de Java.

Au petit matin, vous pouvez aller faire quelques ablutions dans un des deux bassins secondaires situés à l’entrée du temple, le bassin principal qui abrite les sources étant aujourd’hui fermé aux publics. Les sources de Tirta Empul sont réputées pour leur grand pouvoir de guérison censé soigner de nombreux maux.

Preuve en est, une fois lavé le visage et le nez sous une cascade, ma petite allergie aux gaz d’échappements s’est subitement volatilisée. Dois-je y voir un signe de la bienveillance des Dieux qui habitent ce lieu ? Tel la plupart des balinais, c’est ce que j’ai choisi de croire et je pense que c’est en cela que réside la magie des sources miraculeuses.

Dessins et photos des lieux

Gunung Kawi

Pour en apprendre davantage au sujet du temple de Gunung Kawi, sculpté selon la légende par les ongles du géant Kebo, consultez mon premier article au sujet de cette région de l’île.

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Villes et villages des contrés lointaines d’Indonésie

Voici par ordre chronologique, les noms des villages et des villes que nous avons traversés lors de notre périple d’un mois en Indonésie. Certains noms renvoient à des articles de ce blog. La lecture de ces derniers vous sera beaucoup plus enrichissante que la présente liste 😉 Elle vous dévoilera, si vous observez, quelques-uns des mystères qui font que cette île attire inexorablement quiconque à la chance de la voir.

Arrivée à Bali – Denpasar le 13 septembre 2015. Soleil de plomb, moins d’humidité que dans mes souvenirs. Le thermomètre culmine à 29°C. Direction Sanur, puis Batubulan (le village des tailleurs de pierres), Celuk (les joaillers), Ubud (le carrefour culturel et artistique de Bali), Bedulu, Peliatan, Tampaksiring, Tirta Empul (les sources sacrées), Gunung kawi, le temple gravé par le géant Kébo, Seribatu, Penelokan, Kedisan, Songan, Penelokan, Batur (le lac et le volcan, les cérémonies en l’honneur des femmes sur les bords du lac), Kintamani (le fameux café de Kintamani), Penulisan, Bantang, Madenan et La Route des Girofliers. Enfin, une halte au Warung bu Suryani d’Aneka Cemilan.

Tedjakula, Tulamben, Culik, Amed, Jemeluk (snorkeling sur une épave Japonaise dans la barrière de corail), Selang, Tukad-item. Ici, dans ce petit village pauvre de la région,la rencontre avec Kade, Wayan, Arie Saputra et tou-te-s les autres, lors d’un mariage à Seraya Timura. Puis nous repartons vers Ujung, Seraya, Kusambi, Amed, Culik, Abang, Ababi, les Water Palaces, Amlapura, Bebandem, Ulakan, le temple-mère de Besakih et Padang Bai.

De Padang Bai, nous quittons Bali pour rejoindre les îles Gili (Gili Trawangan, Gili Air et Gili Meno). Plongée avec l’équipe francophone d’IQ Divers à Gili Trawangan, nombreuses rencontres, les chantiers navals de Gili Air, un mariage musulman, on prend le temps de vivre. Nous revenons par navette à Padang Bai cinq jours plus tard. Rencontre avec Damien, un australien francophone amoureux de Nantes et des films de Jacques Demy !

Le périple continue par Pura Goa Lawah, Semarapura, Tihingan, Kamasan (le village des peintres traditionnels royaux balinais), Klungung (les fabriques de Gong), Gianyar, Penarungan, Tabanan, Pura Tanah Lot, Pejaten (la ville des potiers et des fabricants de tuiles), Seseh, Legian et Kuta que nous longeons le plus rapidement possible pour joindre la magnifique plage de Jimbara, Uluwatu et Pura Lahur Uluwatu, Bongol, Kutuh, Nusa Dua, Benoa, Sanur, Saba (une escale chez mon neveu Gurvan et deux tortues rendues à leur Mer). Nous terminons par le marché d’art de Sukawati avant de rentrer à Sanur.

Départ de Denpasar le 13 octobre en direction de Kuala Lumpur (Malaisie) puis retour en Europe via Malaysia Airlines. Caprice des dieux Malais ? La météo est orageuse, le vol dure quatorze heures et quarante minutes sans escale. Retour à la civilisation et à ses horloges, il est 6h45 heure locale. Température à Paris : 5°C.

Annexe

Consulter l’Atlas des îles Gili / Lombok et de Bali

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Le Pura Tanah Lot de Tabanan

J’arrive au terme de mon voyage mais curieusement, j’ai le sentiment d’être ici depuis plus longtemps. J’ai découvert tant de choses admirables et rencontré tellement plus de gens que je ne l’imaginais. Il ne me reste plus qu’à me rendre à Tanah Lot, réputé pour ses couchers de soleil féériques.

Après une demi-heure de route, le spectacle qui s’offre à moi est impressionnant et magique. C’est un temple perché sur un piton rocheux au milieu de la mer et à quelques brasses seulement de la côte. À marée basse on y accède par la plage. Au pied je me suis ressourcé dans la source d’eau claire qui sourd depuis les entrailles de la roche.

Les vagues viennent se briser violemment contre les contreforts du temple et le spectacle de l’écume jaillissant autour de la pierre noire est saisissant. Non loin de là, un autre temple a été bâti sur une arche de pierre naturelle.

Temple de Tanah Lot

On m’avait dépeint le sanctuaire fourmillant de touristes, appareils photo en main, mais par bonheur le temple est très calme aujourd’hui.

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