De Ubud aux joaillers de Celuk

Toute la magie de Bali est à Ubud

Threads of Life : conservation de la culture traditionnelle balinaise

Depuis l’axe principal de Ubud, empruntez la Jalan Kajeng. Le long de la rue, de nombreuses échoppes où vous trouverez de très beaux tissus, des sarongs et quelques souvenirs locaux. C’est au numéro 24 de cette rue que Threads of Life présente les créations admirables de ses créatrices traditionnelles.

Threads of Life est une entreprise de commerce équitable qui œuvre à la conservation de la culture traditionnelle balinaise et lutte contre la pauvreté rurale en Indonésie. Les textiles de qualité et les paniers sont fabriqués avec des matériaux locaux et des colorants naturels, avec une qualité que vous ne verrez généralement que dans les musées. Threads of Life travaille avec plus de 1000 femmes réparties sur 11 îles de l’archipel Indonésien, il aide les tisserandes à créer des coopératives indépendantes, pour transmettre les savoir-faire de leurs ancêtres, gérer leurs ressources de manière durable, et exprimer leur identité culturelle tout en développant leur activité.

Acheter des cadeaux éthiques à la Kupu-Kupu Foundation

A dix minutes du centre-ville, la fondation Kupu-Kupu (papillon en Indonésien) aide les femmes et les hommes handicapés à vivre de leur métier. Tisserandes, peintres traditionnels, créateurs de cerfs-volants, graveurs sur bois, etc.

Les rizières près de Kupu-kupu FoundationKadek, Made ou Wayan avaient tous des handicaps qui les empêchaient de trouver leur place dans la société Indonésienne. Pour quelle raison ? Parce que le gouvernement Indonésien rejette les malades mentaux, les enfants trisomiques et les handicapés, considérant bien souvent leurs maladies comme des tares qui n’apportent rien au pays.

Une insupportable situation que Begonia Lopez, espagnole et philanthrope, a décidé de transformer en créant la Kupu-Kupu Foundation à Ubud. Après avoir passé la boutique Threads of Life (voir ci-dessus), continuez la Jalan Kajeng d’une centaine de mètre pour découvrir la boutique Kupu-Kupu. En achetant chez Kupu-Kupu, vous saurez que vous venez d’aider quelqu’un qui en a vraiment besoin.

Où dormir dans les rizières ?

Si vous souhaitez dormir dans les rizières de Ubud, loin de la ville et des concerts de klaxon, Kupu-Kupu Foundation dispose de trois petits bungalows installés dans des maisons traditionnelles en bambous.

Depuis la Jalan Kajeng, continuez tout droit puis montez la côte pour atteindre les rice fields (sawah), les terrasses des rizières. Un spectacle incroyable s’offre alors à vos yeux. Prenez à droite et au prochain croisement, empruntez le tout petit sentier à gauche pour rejoindre les bungalows de la kupu-Kupu Foundation. Vous y serez accueilli chaleureusement par Wayan et son ami et peut-être aurez-vous la chance d’y croiser Bégonia.

Les chambres sont rudimentaires mais très propres, la douche est simple, eau froide et petit déjeuner de pancakes avec thé et Kopi Bali (café Luwak balinais). Le soir, dès la tombée de la nuit, ne manquez pas le surprenant spectacle du ballet des lucioles au milieu des rizières bordées de cocotiers, un moment magique et grandiose que vous ne verrez nulle part ailleurs.

Barong et la danse Kris

Le petit village des tailleurs de pierre de Batubulan, dans la province de Gianyar, n’est pas seulement célèbre pour ses sculptures, mais également pour sa troupe théâtrale de villageois connue de toute l’Indonésie.

Tôt le matin, ces derniers quittent les champs ou leurs ateliers pour enfiler un costumes de Barong, de Rangda ou de Dalem, ils chaussent leurs masques de bois aux effigies des dieux du Râmâyana, se maquillent et montent sur scène pour un grandiose spectacle de Barong, de Tari kecak ou de Danse Kris (les célèbres poignards aux lames asymétriques).

Le théâtre Chandra Budaya n’étant pas toujours bien indiqué, demandez votre chemin et laissez-vous guider par un villageois. N’en soyez nullement surpris, il n’est pas rare que les balinais vous invitent à les suivre, sans jamais rien demander en retour si ce n’est un sourire et quelques mots échangés.

Plus d’infos sur : www.sahadewabarongdance.com

Spectacle de danse Legong…

Legong Dance à Ubud
Danseuse Legong au Balai banjar Ubud kelod, avec la Pusa Kirana Art Foundation.

Vous ne pouvez quitter Bali sans avoir vu un spectacle de danse Legong, de trance Kecak ou de Wayang Kulit, le théâtre de marionnettes balinais. Dans le centre d’Ubud, rendez-vous au point d’Information et demandez la liste des spectacles. Chaque soir à Ubud, de nombreux spectacles sont proposés aux visiteurs désireux de découvrir le Bali authentique au travers de la magie des danseuses de Legong et des joueurs de gamelan. Soirées fortement touristiques mais vous pourrez découvrir des représentations de grande qualité, dans des cadres enchanteurs et des temples ornés de sculptures du Ramayana, parfumés de fleurs de frangipanier et d’encens.

… ou de Wayang Kulit

Wayang Kulit à UbudLe théâtre de marionnettes se situe dans la Rue de Monkey Forest (la forêts des Singes), face au terrain de football, dans la cour intérieure du Ubud City Hotel.

Les représentations ont lieu le mardi et le samedi à partir de 20h00, l’entrée est de 100 000 roupies. À la fin du spectacle, allez voir le marionnettiste qui aura plaisir à vous parler de son art et de ses marionnettes. Celles-ci sont confectionnées à la main par un artiste de Sukawati (le plus important marché d’Art de Bali). Vous en trouverez beaucoup de reproductions dans les échoppes et sur les marchés traditionnels de l’île. Mais si vous passez par Sukawati, demandez « Pembuat Wayang kulit » (puppet maker) pour trouver d’authentiques fabricants de marionnettes (merci mon neveu).

À lire : Jalan, jalan, terasa… le dalang et la wayang kulit

Au détour d’un chemin et si vous avez loué un scooter (voir à Sanur), arrêtez-vous lorsque vous entendez les gamelans ou dans les fêtes de villages. Vous y serez toujours bien accueillis et il n’est pas rare d’y voir de vraies danseuses de Legong locales ou du Tari kecak comme vous n’en trouverez nulle part ailleurs.

Les joailleries de Celuk

Joaillerie de Celuk, Bali
Joaillière travaillant une bague, chez « Mar’s » à Celuk.

Si vous cherchez une belle bague en argent, une paire de boucle d’oreilles finement ciselée ou un bracelet en or ornée de pierres précieuses, continuez votre route jusqu’à Celuk. C’est là que vous trouverez les plus beaux bijoux de Bali, fabriqués sur place dans les ateliers de la ville.

Le village est situé dans le district de Sukawati. Presque toutes les familles et les villageois balinais ont conservé l’âme artistique et créative. Avec l’avènement du tourisme, la variété des produits liés à l’or et à l’argent s’est fortement diversifiée.

Les pierres proviennent essentiellement de l’île de Bornéo, dans l’archipel Indonésien. Les artistes travaillent le métal artisanalement et à la main, et vous pourrez les voir à l’œuvre tout en parcourant du regard les étals de bijoux qui jalonnent les boutiques.

Ce village artisanal avec une longue histoire de joaillerie a su conserver son savoir-faire traditionnel, tout en s’adaptant aux demandes du marché. On y trouve aujourd’hui des produits modernes tels que les médailles et les symboles de la culture Indonésienne. N’hésitez pas à demander des créations originales, vous pouvez même venir avec votre propre métal pour la confection d’un bijou personnalisé qui vous sera fait dans les règles de l’Art des joailliers balinais.

À Bali, les portes s’ouvrent si vous les poussez

Portes ouverts à UbudCroyez-moi sur parole, quelque soit l’endroit où vous vous trouverez, vous serez surpris de la gentillesse et de l’accueil du peuple balinais.

Ne craignez jamais les gens qui vous invitent, oubliez vos superstitions et votre culture occidentale, n’ayez pas peur de l’inconnu et votre séjour sur l’île des Dieux n’en sera que plus mémorable.

Le balinais, le touriste et l’environnement

L’impact du tourisme à Bali

Une lavandière balinaise à SidemenLe tourisme permet-il de générer un essor économique durable et équitablement réparti ou, au contraire, renforce t-il les inégalités existantes ? Favorise t-il les politiques de préservation des sites culturels et naturels ? Quelle est sa relation avec la culture et la philosophie Balinaise et quelles actions sont mises en place pour préserver l’environnement ?

Chaque année, ce sont plus de trois millions de personnes qui partent à Bali à la recherche de l’Éden, sans aucun accompagnement écologique ou sanitaire. L’île des Dieux deviendra t-elle un jour une poubelle à ciel ouvert avec des centaines de tonnes de déchets et eaux usées non traitées chaque jour ? Eaux dans lesquelles se baignent le soir balinaises et balinais…

Les professionnels du tourisme de masse ont pour but d’envoyer un maximum de touristes à Bali, mais peu considèrent que la gestion de l’île par les pouvoirs publics les regardent réellement. Crise en eau potable, déchets non recyclés et rejetés dans la nature, voici quelques uns des bouleversements qui mettent en péril l’avenir des balinais et de leur île. À clientèle haut de gamme, confort haut de gamme : certaines chambres d’hôtel consomment jusqu’à 300 litres d’eau par jour !

Des 13 000 tonnes de déchets quotidiens collectés à Bali, 5000 tonnes sont rejetées à la mer et dans les rivières, provoquant de terribles dégâts sur la faune, sur la flore locale et sur le massif corallien. On ne parle pas de la santé des habitants locaux. Quand la terre et la mer seront totalement souillées, plus aucun touriste ne viendra alors à Bali. Que deviendront alors les balinais ?

Le respect de la Nature fait partie de la culture Balinaise

Pour préserver l’île magnifique de Bali, des initiatives privées et des solutions apparaissent cependant.

Alternatives pour gérer les flux de personnes et d’ordures, pour assurer un service de tri et de ramassage que le gouvernement Indonésien, dépassé par les évènements, refuse de prendre en charge. Pourtant en 2012, ce dernier avait lancé la campagne Go Green Bali afin de sensibiliser les provinces et les politiques dans tout Bali.

Peduli Alam : prendre soin de la Nature

logo_peduli_alam_indonesia_organicLe problème du traitement des ordures est un problème global et mondial. Cela demande du temps. Mais le respect de la nature et des animaux qui y vivent est profondément ancrée dans la culture et les rites balinais. La route sera longue mais les comportements et les habitudes changent déjà !

Ainsi, en 2008 est née l’association de protection de l’environnement Peduli Alam, spécialisée dans la collecte des déchets ménagers et la prévention des dangers causés par le rejet des ordures dans la nature. Aujourd’hui, Peduli Alam collecte et recycle cinq tonnes de déchets chaque mois un peu partout à Bali.

www.PeduliAlam.org

Reef Check protège le massif corallien

logo-reef-checkLa Fondation Reef Check a débuté en 1996. Elle est aujourd’hui constitué de centaines de membres qui œuvrent chaque jour pour la survie des massifs coralliens à travers le monde et notamment en Indonésie.

Reef Check forme également de nombreux plongeurs locaux et occidentaux à Bali. Lors de votre prochaine plongée à Turtle Point aux îles Gili ou sur l’épave du Liberty, n’oubliez de demander à votre instructeur s’il est membre de Reef Check. Il vous expliquera certainement quelles sont ses actions en faveur de la sauvegarde de la faune et de la flore marine. À Bali, les plongeurs font très attention au respect des coraux, à la sensibilisation des publics et à l’impact destructeur que peuvent causer certains plongeurs peu scrupuleux sur le massif corallien. Enfin, si vous vous émerveillez devant les poissons clowns, les tortues de mer ou un fishfrog rougeoyant, évitez de prendre un abonnement dans un club de pêche sous-marine. Prenez un masque et un tuba, observez et laissez ces animaux multicolores vivre leur vie dans le plus bel aquarium à ciel ouvert du monde !

www.ReefCheck.org

Sanur : plage, massages et un authentique gado-gado

La Ville de Sanur a un peu perdu de son authenticité d’antan, c’est surtout un gros bourg très fréquenté par les touristes occidentaux et vous ne ferez pas dix mètres dans la rue sans entendre ce sempiternel refrain : « taxi, taxi ? » Le chemin qui longe la côte est quant à lui tout aussi fréquenté que le centre-ville, mais vous pouvez vous y restaurer le temps d’une halte, tant le nombre d’échoppes et de restaurants y est important.

Les hôtels grand luxe qui bordent la plage sont très beaux mais tous aussi artificiels que cette dernière. N’oubliez pas que la barrière de corail a été détruite afin de les construire. En fin de journée, les enfants descendent sur la plage avec leurs cerf-volants confectionnés en bambous, tissus et sac plastiques. Ils organisent des duels célestes et c’est à celui qui parviendra à faire tomber ses adversaires dans le sable chaud de Sanur beach. Le spectacle nocturne de la promenade et des bars illuminés mérite bien sûr le détour, mais on y croise surtout des touristes, barbotant dans des piscines luxueuses ou sirotant une bière Indonésienne. Je vous présenterai donc succinctement ce que j’ai retenu de ce lieu.

Où dormir à Sanur ?

Hôtel Prima Cottage (Sanur, Bali)

Jalan Bumi Ayu, arrêtez-vous au Prima Cottage. L’accueil y est très chaleureux et les chambres à des prix corrects (jusqu’à 22 € si vous choisissez l’eau chaude et l’air conditionné). Sanur étant touristique, les prix s’adaptent en fonction de la clientèle. Piscine commune devant le restaurant, jardins de cocotiers et d’arbres luxuriants. Petit déjeuner le matin compris dans le prix. Le cadre superbe du lieu et un petit bain dans la piscine vous feront oublier tous vos tracas. Profitez-en, c’est un endroit calme et reposant.

Pensez tout de même à réserver car le Prima Cottage ne comporte que huit chambres spacieuses, de 2 à 4 lits. C’est un point de chute idéal lorsque vous sortez de l’aéroport ou avant de repartir pour l’Europe, à 25 minutes de Denpasar en taxi (tarif habituel pour le trajet : 150 000 roupies).

Où manger un délicieux Gado-gado ?

Le gado-gado, un plat rapide typiquement balinais
Le gado-gado, un plat rapide typiquement balinais

Pour les gourmands qui cherchent un véritable gado-gado, plat typique épicé balinais composé d’une salade de légumes croquants de saison et d’une sauce aux arachides, ne manquez pas de faire une pause dans le tout petit warung* à l’angle de la Jalan Bumi Ayu, à droite en sortant du Prima Cottage (en face du Holy Ink Tattoo). Vous n’y trouverez que des indonésiens, une toute petite échoppe avec deux chaises et un banc de bois, un accueil des plus chaleureux et votre repas sera préparé sous vos yeux. La cuisinière est adorable et a toujours le sourire. Un des meilleurs gado-gado que j’ai pu manger à Bali !

*Warung, waroeng : un mot que vous entendrez partout en Indonésie. Petits restaurants où l’on vous sert la cuisine locale, dans une ambiance très familiale 😉 Selamat makan ! (Bon appétit).

Où profiter d’un massage de qualité ?

À peu près partout ! Bali, c’est aussi les massages de ces belles/beaux indonésien.ne.s aux mains expertes lorsqu’il s’agit de détendre vos muscles et vos articulations endoloris, que ce soit par le stress de la vie occidentale ou par une virée en scooter au milieu de la circulation frénétique balinaise ! Jalan Danau Toba, à quelques pas du marché (Pasar Sindu), vous trouverez au numéro 6 un petit salon qui ne paie pas de mine : le SPA XPression. Deux masseuses professionnelles vous accueillent pour des moments de pure relaxation : massage balinais small, medium ou strong, acupression, massage des pieds, des mains, du visage, massages ayurvédiques, massages du cuir chevelu et un large choix de soins de beauté pour hommes et pour femmes. Les prix sont très corrects et l’accueil chaleureux. Pour chaque moment passé ici, n’oubliez pas que le respect mutuel est de mise, soyez courtois, souriant et vous passerez un moment de détente exceptionnel.

Comment louer un véhicule ?

À Bali, rien ne remplace le scooter !

C’est le meilleur moyen de locomotion et le moins onéreux. Découvrir Bali et pouvoir vous arrêter quand et où vous le voulez. Les prix varient suivants les loueurs mais en marchandant un peu, vous trouverez des locations entre 600 000 et 650 000 roupies pour un mois, ce qui est très correct.

Je parle Indonésien T-shirt
« Taxi, taxi » T-shirt original de Tizika.

Depuis le salon de massage XPressions, revenez sur vos pas en direction du marché (Pasar Sindu) et arrêtez-vous chez le marchand Nengah Ada, juste en face du temple. Optez pour un Yamaha, les Honda étant réservés à un portefeuille plus garni. Ne manquez pas de vérifier les pneus, les freins, le klaxon et si les papiers du véhicule sont bien à l’intérieur du coffre sous le siège. Le vendeur est très sympa et souriant et ses bécanes en bon état de marche vous permettront de parcourir l’île en toute sérénité. Ne lui réclamez pas d’assurance, cela coûte bien trop cher en Indonésie.

Un peu d’humour : « Taxi, taxi » T-shirt Bali par Tizika.

Précautions d’usage pour la conduite

Bali routes et chemins peu pratiquables en scooter automatiqueIci on roule à gauche et le klaxon ne sert qu’à annoncer aux autres usagers que nous sommes là. N’hésitez pas à en abusez mais restez toujours courtois, vous ne verrez jamais un balinais s’énerver au volant. Lorsque vous vous garez quelque part, ne craignez pas de laisser votre casque sur votre machine, les vols n’existent pas à Bali. La dernière semaine, je laissai même mon sac attaché d’un simple tendeur sur le scooter ! Dans les sites touristiques et sur les marchés, le parking coûte généralement 2000 roupies, soit quelques centimes d’euros et il y a toujours des gardiens qui surveillent les parcs. Soyez confiant, ne roulez pas trop vite, surveillez la route, évitez de suivre les balinais lorsqu’ils empruntent les sens interdits et tout se passera bien.

Petit désagrément (possible) sur la route

En cas de contrôle routier, ce qui est plutôt rare, un policier pourra vous demander un petit bakchich. Et oui ! La corruption est grande en Indonésie, n’en soyez pas surpris. Quelque soit votre tort, vous n’aurez jamais gain de cause. Restez donc poli et marchandez, cela fait partie du jeu. Restez vigilant et oubliez les gros axes routiers et les centre-ville bondés, cela vous évitera quelques déconvenues. Un feu stop franchi ou un sens interdit peut vous coûter 100 000 roupies (7 ou 8 euros). C’est peu, mais n’oubliez pas que c’est un dessous de table 😉

Où trouver un guide francophone ?

C’est à prévoir dans le budget, mais je peux comprendre que l’on préfère découvrir Bali en voiture et accompagné d’un guide, en profitant de son histoire et des subtilités de la culture balinaise.

Si vous souhaitez découvrir le « vrai Bali » dans son ensemble, l’authentique, celui qu’on s’imagine et dont on a longtemps rêvé, je ne peux que vous recommander de faire appel à Kadek, Gede, Made Wawan, Vincent ou à Esti, les 5 guides 100% locaux de Balimustbecrazy, souriant en toute situation et parlant parfaitement le français.

Balimustbecrazy

Site web : www.balimustbecrazy.com
E-mail : balimustbecrazy@gmail.com
Tél. +62 822 2018 6060

Le marché de Sanur

Marché du matin de Ubud à Bali
De belles couleurs sur les marchés de Bali !

C’est le matin qu’il faut se rendre sur le marché, dès 6 heures. Au premier chant du coq, levez-vous et enfilez votre sarong puis rendez-vous au Pasar Sindu.

Le marché ouvre ses portes au petit matin et je vous assure que vous ne serez pas déçu ! Il n’y a pour ainsi dire que des balinais, à part vous bien entendu. Légumes variés et colorés, fruits frais de toutes sortes, des ananas, Buah Naga (dragon fruit), des Salak (snake fruit), sirsak, des fruits du Tamarinier, des pisang (bananes), des minggu (mangues), etc. N’hésitez pas à marchander si vous trouvez le prix trop cher, les commerçants adorent cela. Certains même vous le demanderont : « You Berapa ? How much you pay ? » Amusez-vous, les balinais apprécieront d’autant plus les échanges si vous utilisez quelques mots d’Indonésien !

Saya berbicara bahasa Indonesia*

* : Je parle Indonésien… Sedikit sedikit (un petit peu)

Bonjour : Selamat pagi (uniquement de bon matin)
Comment allez-vous ? : Apap kabar ?
Je vais bien : Baik baik !
Combien ça coute ? : Berapa ?
Qu’est-ce que c’est ? : Apa itu ?

Les chiffres en Indonésien :

Un : satu
Deux : dua
Trois : tiga
Quatre : empat
Cinq : lima
Six : enam
Sept : tujuh
Huit : delapan
Neuf : sembilan
Dix : sepuluh
Onze : sebelas
Douze : duabelas
Treize : tigabelas
Quatorze : empatbelas
Quinze : limabelas
Seize : enambelas
Dix-sept : tujuhbelas
Dix-huit : delapan belas
Dix-neuf : sembilanbelas
Vingt : duapuluh
Cent : seratus
Mille : seribu
Million : juta

(Si vous vous sentez perdus, n’oubliez pas que les nombres sont écrits en toutes lettres sur les billets de banques Indonésien).

Oubliez le marché nocturne, sinon pour goûter un sate ayam (brochettes de poulet) ou un nasi campur (riz mélangé) en compagnie de quelques balinais. Ce lieu, jadis réputé et essentiellement fréquenté par des locaux s’est hélas rempli de touristes et d’occidentaux en quelques années. Aujourd’hui, on y trouve surtout des européens et le rapport entre balinais et touristes s’est fortement altéré. Quelques soient vos achats et à moins de parler l’Indonésien, vous y paierez le prix « touristes », c’est ce qui s’appelle ici « l’effet Guide du Routard », que vous aurez l’occasion de revoir dans les sites touristiques très fréquentés.

Le rêve balinais existe dès qu’on ouvre les yeux

Pour profiter pleinement de votre séjour à Bali et goûter à la vraie vie Balinaise, préférez l’authenticité d’une rizière ou d’un temple au détour d’un chemin plutôt que les sites trop touristiques.

Ouvrez les yeux sur ce monde chaleureux qui vous accueille et, à moins de vouloir passer pour un étrange « blanc » aux mœurs bizarres, évitez de sauter partout avec une GoPro à la main. Abandonnez-vous sous les cocotiers du Good Karma d’Amed, plutôt que sur les plages superficielles de Kuta ou Legian. Venez déguster le meilleur Black Rice pudding bio de Bali, préparé par Kadek Harmini au Kisa Warung Cafe de Yeh Pulu, perdu au milieu des rizières, cascades et lotus sauvages ou baignez-vous dans les bassins royaux du Water Palace de Tirtagangga.

À chaque instant, n’hésitez pas à vous perdre volontairement, c’est là que vous ferez les plus belles rencontres et que vous goûterez à l’essence même de la vraie Bali, l’authentique, à mille lieues des recommandations — souvent erronées d’ailleurs — de nos guides touristiques…

Bon voyage !

Voyager responsable à Bali

De retour après quatre semaines d’itinérance en Indonésie, j’ai souhaité partager de nouveau mon périple avec vous, vous présenter la culture balinaise et Indonésienne en générale au travers de bonnes adresses et de sites culturels d’exception. Je vous propose donc un long voyage pour découvrir et comprendre l’Art et la culture balinaise, pour apprendre a voyager de façon éthique et responsable dans ce magnifique continent si différent du notre.

Ce second carnet de voyage Balimimpi vous entraînera dans les rizières d’Ubud à la rencontre de peuples qui luttent pour faire perdurer leur culture traditionnelle, dans le village des tailleurs de pierres de Batubulan et près des joaillers de Celuk, en passant par le marché d’art de Sukawati, les temples sacrés de Tampaksiring, Goah gaja et Goah lawah, gravissant les pentes du Mont Batur jusque sur les plages idylliques des îles Gili, à la sauvegarde des tortues de mer et des coraux, sans oublier Amed, Gianyar ou les tisserandes de Sidemen.

Respecter Bali et les Balinais(es)

Bali est une île paradisiaque, mais hélas qui dit paradis sur terre dit aussi un tourisme exacerbé qui ne cesse de croître. Son peuple chaleureux et accueillant n’en demeure pas moins très appauvri par les chaînes hôtelières européennes et les multinationales occidentales (Novotel, Pan pacific, Coca Cola…) et notre plastique pétrolifère n’est pas près de finir son rôle destructeur en polluant rivières et sites naturels.

À la manière de nombreuses ONG et fondations humanitaires qui œuvrent chaque jour pour protéger Bali, il est de votre devoir de voyager en respectant ce lieu magique. Car au delà du caractère onirique de Bali, l’île subit chaque jour un peu plus le courroux du tourisme de masse et risque de devenir, à plus ou moins long terme, comme ces stations balnéaires pour occidentaux aisés, bétonnée à outrance, toutes contestations locales violemment réprimées au profit de la construction de grands hôtels aux piscines privatives.

Même si les touristes auront toujours la possibilité de voyager ailleurs, et d’aller polluer Flores, Java, Komodo ou une des 17 000 autres îles que compte l’archipel Indonésien, qu’en sera t-il des balinais dont la culture et les traditions étouffent déjà sous les gaz d’échappements des cars de blancs en goguette ? Les condamnerez-vous à demeurer sur leur île devenue le paradis des surfeurs, des touristes et de leurs GoPro, polluée, souillée, arbres et forêts brûlés au profit de palmeraies huileuses et plus rentables ? C’est là une des cruelles questions qui restent en suspens et que les tours operator et les agences de voyages se gardent bien de mentionner auprès de leurs clients. C’est pourtant aujourd’hui que l’avenir de Bali se joue.

« Les hôtels tuent les balinais », disait Wayan à la Kupu-Kupu Foundation d’Ubud. Le revers de la médaille est dur à supporter pour ceux qui pensent que le tourisme va les enrichir. À terme, l’île s’appauvrit et même si la classe moyenne semble croître davantage, cela ne durera qu’un temps. Demeurez respectueux de ce lieu, aidez les populations locales, voyagez de façon équitable et durable. Ce n’est pas parce que nous roulons au gasoil qu’on ne peut respecter l’environnement et les contrés que nous traversons. Le vélo et la marche sont aussi possible de Bali aux îles Gili !

Un autre regard sur l’île des Dieux

Comme à mon habitude, je suis parti avec mon appareil photo et mon carnet de croquis, crayons, pinceaux, aquarelles et un petit guide Français-Balinais pour apprendre les rudiments de la langue Indonésienne. Les articles vont s’enrichir de quelques dessins croqués sur place et de belles photographies pour vous faire découvrir les somptueux paysages de quelques îles et les peuples qui y vivent. J’ajouterai également les phrases habituelles et quelques données de langage afin de vous aider dans vos échanges. L’indonésien est une langue très simple et les balinais apprécieront lorsque vous parlerez dans leur langue, car c’est aussi là que commence le respect de l’étranger qui vous accueille chez lui 😉

Les balinais sont un peuple des plus accueillants, si plein d’amour à partager qu’un simple échange de quelques mots accompagné d’un sourire vous sera rendu au centuple. Vous découvrirez alors l’Indonésie d’une façon qu’aucun guide touristique ne saura jamais vous la montrer.

Consulter l’Atlas de Bali et des îles Gili

Je vous souhaite de belles lectures et un très beau voyage !
Kler.

Villes et villages des contrés lointaines d’Indonésie

Voici par ordre chronologique, les noms des villages et des villes que nous avons traversés lors de notre périple d’un mois en Indonésie. Certains noms renvoient à des articles de ce blog. La lecture de ces derniers vous sera beaucoup plus enrichissante que la présente liste 😉 Elle vous dévoilera, si vous observez, quelques-uns des mystères qui font que cette île attire inexorablement quiconque à la chance de la voir.

Arrivée à Bali – Denpasar le 13 septembre 2015. Soleil de plomb, moins d’humidité que dans mes souvenirs. Le thermomètre culmine à 29°C. Direction Sanur, puis Batubulan (le village des tailleurs de pierres), Celuk (les joaillers), Ubud (le carrefour culturel et artistique de Bali), Bedulu, Peliatan, Tampaksiring, Tirta Empul (les sources sacrées), Gunung kawi, le temple gravé par le géant Kébo, Seribatu, Penelokan, Kedisan, Songan, Penelokan, Batur (le lac et le volcan, les cérémonies en l’honneur des femmes sur les bords du lac), Kintamani (le fameux café de Kintamani), Penulisan, Bantang, Madenan et La Route des Girofliers. Enfin, une halte au Warung bu Suryani d’Aneka Cemilan.

Tedjakula, Tulamben, Culik, Amed, Jemeluk (snorkeling sur une épave Japonaise dans la barrière de corail), Selang, Tukad-item. Ici, dans ce petit village pauvre de la région,la rencontre avec Kade, Wayan, Arie Saputra et tou-te-s les autres, lors d’un mariage à Seraya Timura. Puis nous repartons vers Ujung, Seraya, Kusambi, Amed, Culik, Abang, Ababi, les Water Palaces, Amlapura, Bebandem, Ulakan, le temple-mère de Besakih et Padang Bai.

De Padang Bai, nous quittons Bali pour rejoindre les îles Gili (Gili Trawangan, Gili Air et Gili Meno). Plongée avec l’équipe francophone d’IQ Divers à Gili Trawangan, nombreuses rencontres, les chantiers navals de Gili Air, un mariage musulman, on prend le temps de vivre. Nous revenons par navette à Padang Bai cinq jours plus tard. Rencontre avec Damien, un australien francophone amoureux de Nantes et des films de Jacques Demy !

Le périple continue par Pura Goa Lawah, Semarapura, Tihingan, Kamasan (le village des peintres traditionnels royaux balinais), Klungung (les fabriques de Gong), Gianyar, Penarungan, Tabanan, Pura Tanah Lot, Pejaten (la ville des potiers et des fabricants de tuiles), Seseh, Legian et Kuta que nous longeons le plus rapidement possible pour joindre la magnifique plage de Jimbara, Uluwatu et Pura Lahur Uluwatu, Bongol, Kutuh, Nusa Dua, Benoa, Sanur, Saba (une escale chez mon neveu Gurvan et deux tortues rendues à leur Mer). Nous terminons par le marché d’art de Sukawati avant de rentrer à Sanur.

Départ de Denpasar le 13 octobre en direction de Kuala Lumpur (Malaisie) puis retour en Europe via Malaysia Airlines. Caprice des dieux Malais ? La météo est orageuse, le vol dure quatorze heures et quarante minutes sans escale. Retour à la civilisation et à ses horloges, il est 6h45 heure locale. Température à Paris : 5°C.

Annexe

Consulter l’Atlas des îles Gili / Lombok et de Bali

2015 : Un nouveau départ

Bali un jour, je t’aime pour toujours !

Je viens de recevoir mon nouveau passeport. Du bout des doigts je regarde les petits morceaux de papier sur lesquels on peut lire : Arrival and Departure, Paris CDG, Kuala Lumpur, Bali Denpasar. Inutile de vous faire un dessin, je repars sur l’Île des Dieux ! Le voyage est prévu pour Septembre, avec ma compagnie préférée, je parle évidemment de Malaysia Airlines.

Cette fois-ci le voyage durera tout juste un mois, trente jours entre Bali et Lombok en compagnie de deux autres personnes, Line et Nathalie qui rêvaient de cette région du monde depuis longtemps. Je retrouverai aussi Gurvan, mon neveu qui m’avait accueilli il y a maintenant quatre ans et que je n’ai pas beaucoup revu depuis. Je retournerai voir Agung, Agus, Meiri et toutes les belles personnes rencontrées lors de mon précédent périple en Indonésie.

Pour vous, lecteurs de passage ou habitués qui viennent lire ce blog (et je sais que vous êtes nombreux), je vous réserve aussi quelques surprises : de belles photographies mais aussi de très nombreux dessins, des aquarelles et des croquis. J’ai prévu mes carnets, mes couleurs et mes pinceaux. Ils n’attendent plus que la beauté des paysages pour donner vie au papier blanc de mes cahiers moleskine.

Ce nouveau voyage sera évidemment l’occasion d’offrir autre chose au peuple accueillant Balinais. Nous avons prévu de rencontrer une association sur place et j’ai toujours dans l’idée de proposer mes services, aussi bien pour sensibiliser les gens au développement durable (par le graphisme peut-être) que pour aider les populations locales de quelque façon que ce soit.

Il y a tant de choses à faire là-bas, mais comme disait Confucius : « Celui qui veut déplacer les montages commence par déplacer des pierres. »

Belle journée et à très bientôt sur Balimimpi.com !
Kler.

Les temps changent ?

Un paradis n’existe que dans nos songes, c’est une « île mentale » tissée des rêves qui sont les nôtres.

Nos pensées évoluent sans cesse suivant les évènements de notre époque. C’est le propre de tout homme de se transformer chaque jour en quelqu’un de meilleur, ne le pensez-vous pas ? Je m’y efforce chaque jour depuis que je suis revenu de mon voyage sur l’île des Dieux. Bien des situations du quotidien m’ont fait comprendre que Bali devait demeurer le Paradis qu’elle est. Mais comment la protéger de notre impact sitôt que nous voilà débarqués de l’avion ?

Si un tel Paradis existe, je crois qu’il est bon de le voir une fois, puis de l’oublier. Car Bali se doit de rester l’Île des Dieux. Et nous ne sommes que des hommes, non des dieux. Pis, le sacré n’a que peu de valeur pour ces touristes qui arrivent chaque matin par centaine ! Oh, comme ma pensée à changée… Moi qui me voyait vivre le reste de mes heures auprès des dieux de cette île, loin, très loin de notre monde mercantile exacerbant.

Mais aujourd’hui, je prends conscience. Il importe moins le lieu où nous vivons que ce que nous y faisons. Une fleur au bord d’une route aura la même vie épanouissante que sa sœur plantée dans un pré verdoyant, vous ne croyez pas ? Suis-je fou de croire en l’espérance de la survie de notre belle planète ? Ais-je le droit, alors, de prendre ce Boeing qui brûlera sur des dizaines de milliers de kilomètres son kérosène, traçant dans le ciel bleu un sillage mortel ? Tout cela pour quoi ? Mon plaisir ? Ma satisfaction personnelle ? Il est clair que non !

Voir Bali. Voir Bali et ne plus y revenir, telle est à mon sens la vérité qui préservera à jamais ce lieu de paix et de félicité. Vous l’avez donc compris : je ne retournerai pas à Bali pour mon seul bien-être, fut-elle une île paradisiaque. Si je reviens un jour dans l’Île des Dieux ce sera pour y construire quelque chose, pour échanger d’avantage encore avec ce peuple paisible. C’est la condition de mon retour.

À ceux qui partent pour la première fois, je dis : « bon voyage. » Aux autres, prenez attention de préserver ce lieu, car il est un paradis sur la Terre.

Plus que le marbre blanc me plaît l’ardoise fine

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Un an s’est écoulé depuis mon expédition dans l’île des dieux mais je n’en suis jamais réellement revenu. Bali me manque, sa culture, ses habitants, sa richesse artistique et tout ce que j’y ai découvert. J’attends avec impatience le jour ou je pourrais de nouveau la retrouver.

Hier, depuis le balcon de l’immeuble je regardai s’envoler les avions depuis l’aéroport de Nantes. Je me suis surpris à songer fortement à un nouveau voyage.

En ces temps de doute et de renouveau, je vais de droite à gauche à la recherche de liberté. Ne devrait-on pas revenir à des choses plus simples et cesser de courir après des chimères ? Des amis, la nature, un jardin pour travailler la terre, un atelier pour peindre et le ciel bleu au dessus de ma tête.

Bali est un pays d’artistes, une terre de rencontres. Les cultures asiatiques ont su accorder une importance toute particulière à l’art et au Sacré. Et je crois en l’efficience de leur impact sur le Monde. C’est cela le partage avec l’autre, le vrai but de l’Art : l’échange.

Je rêve en attendant le jour où je poserai de nouveau mes pieds sur cette terre sacrée. Je m’assoirai au pied d’un banian avec mon carnet de croquis et j’écouterai passer le vent.

Bon voyage 😉
Kler.

Ainsi sont les voyages…

Le Boeing affrété par la Malaysia Airlines se pose en douceur sur le tarmacadam de Roissy Charles de Gaulle. Ma voisine au hublot s’interroge sur le climat parisien. C’est son premier voyage en France. Je lui réponds élégamment qu’il fait plus frais qu’en Malaisie… Il est peut-être agréable qu’un voyage prenne fin mais, finalement, c’est le voyage qui compte.

Je me remémore ce voyage et tout ce que j’y ai découvert, les personnes que j’y ai croisé, les choses inestimables que j’y ai vécu. À Bali, il m’a semblé que chacun œuvrait dans la paix et le respect des autres. Je n’ai jamais croisé aucune violence et le vol était une chose aberrante dans la plupart des villes et villages de l’île.

Je n’ai jamais non plus réellement ressenti de convoitise ou d’envie. Lorsque je voyais la misère me tendre un fruit ou un vêtement, ou pour simplement m’indiquer la route alors je donnais. C’est un geste simple et naturel qu’il est facile d’accomplir et je ne le faisais pas par pitié mais parce que j’en avais envie. Ne rien attendre en retour, sinon le regard de l’autre.

À Bali, on vénère chaque chose, animal ou plante et le plus important, chaque instant de la vie. Les jours sont ponctués de rites et cérémonies plus ou moins grandioses, où l’on communie, dans la joie et la prière. C’est ce que nos sociétés occidentales ont perdues il y a longtemps et qui fait de notre monde un univers anémique, culturellement et spirituellement, en quête de réponses et d’identité.

Nos civilisations se sont toujours résumées aux opportunités de pouvoir ou de ne pas pouvoir. Tout est dans cette emprise autoritaire et anti-spiritualiste. À Bali, quand bien même la misère est omniprésente les ressources primordiales sont là : l’eau, la pierre ou le bois sont aisément accessibles. Car les plus grandes richesses ne sont pas matérielles. L’esprit de l’échange est prépondérant dans la culture. La religion hindouiste et l’harmonie intérieure des balinais nous pénètre et élargit nos horizons.

Alors je souhaite que ce monde là conserve à jamais la paix qui l’habite, car je crois sincèrement que seules ces cultures séculaires éclatantes préserveront l’humanité. Et je prie sincèrement les dieux de Bali pour que nos sphères occidentales sans saveurs ne corrompent pas cet autre paradis. En écrivant ces lignes, je brûle un bâton d’encens d’Utama devant l’effigie de Kresna; la marionnette de Wayang Kulit que j’ai rapporté de Sukawati.

Merci Bali pour tes illuminations spirituelles, merci Gurvan pour ton accueil, merci Agung pour tout ce que nous avons partagé, merci Meiri pour la paix qui raillonne autour de toi, merci à toutes et tous qui ont croisé ma route et m’ont donné à apprécier et comprendre ce monde. Car ce qui importe le plus ce n’est pas de voyager, mais c’est ceux avec qui l’on voyage…

Ainsi sont les voyages, ils illuminent nos cœurs, notre esprit et nous révèlent d’autres pensées.

Kler

Petite note de l’auteur : Pour tous les nouveaux venus, cet article est la conclusion de mon périple à Bali. Si vous souhaitez suivre mon cheminement, je vous invite à découvrir mon premier article.

Étape à Kuala Lumpur

Kuala Lumpur Petronas TowersJe viens de rencontrer deux voyageurs francophone sur le quai du Klia Express. Corline est d’origine belge et Cuong a des ascendances vietnamiennes. Je les entendaient discuter en attendant le train pour KL Sentral et me suis invité dans leur conversation. Ensemble nous filons à la découverte de Kuala Lumpur et des Petronas Tower !

Corline partage la vie d’une famille balinaise depuis près de treize années et est maintenant « dadong » (grand-mère). Cuong est un spécialiste des franchises chez Winamax, le célèbre site de poker en ligne. Trois univers qui se découvrent en direction de la station centrale de Kuala Lumpur, à bord du kereta api KLIA Express.

De Kl Sentral, et après quelques minutes de recherche nous prenons le métro malais vers Suria KLCC, le centre commercial des twin towers. Le métro s’arrête juste en face et le spectacle est saisissant ! C’est une architecture titanesque dans un assemblage élégant d’acier et de verre teinté, aux couleurs scintillantes sous la lumière de cette fin de soirée. Les flèches de métal réfléchissantes s’élèvent très haut dans le ciel comme pour toucher les nuages.

Suria KLCCLa galerie est un temple gigantesque de la mode et des parfums; Dior, Gucci, Vuitton, Chanel, Moschino, Lovely Laces, Guess, Zara, Hermes, Versace… Toutes les plus grandes marques européennes et américaines sont réunies ici sur pas moins de huit étages. C’est l’enfer du shopping, ou le paradis tout dépend du point de vue !

Il ne reste que quelques heures avant l’embarquement, alors nous nous rendons à Chinatown dans le marché local, le marché parallèle à KLCC où l’on trouve montres Cartier et sacs Vuitton, à la différence que ceux-ci ne sont que des contrefaçons. C’est un très grand souk à l’ambiance vivante, rempli de milliers de boutiquiers et d’étals de toutes sortes. L’allée centrale est conçue pour passer devant presque chacune des échoppes. Une fois sorti nous dégustons un petit repas chinois dans le quartier. Le voyage touche à sa fin et dans quelques heures nous nous envolerons pour Paris. Le port du sarong va me manquer sous nos latitudes hivernales… Un difficile étonnement m’attend, moi qui m’était très bien habitué au climat !